Ma sœur, que l'on parle de la France ou de l'Afrique, la vision idyllique des rapports sociaux en milieu soninké est très loin de la réalité. Même si les gens cherchent à exorciser un tant soit peu les rapports pour vivre en harmonie, la transplantation de la rigueur soninkée en France est bien réelle. Toutes les études sérieuses sont unanimes à dire que les Soninkés, loin d'abandonner leurs hiérarchies sociales, les prolongent sous d'autres formes en contexte migratoire.
Je tiens aussi à te dire qu'en raisonnant ainsi il ne s'agissait pas d'une exagération, ni un culte pour le passé, mais une description d'une réalité, bien que l'on essaye de banaliser, qui est encore vivante et qui s'observe lors de tous les événements sociaux. Il ne s'agit pas de critiquer aucune catégorie, mais au moins reconnaitre leur réelle existence. Que l'on évite le passé ou l'histoire, ils seront toujours là et ils émailleront notre quotidien. C'est en ce sens que je soutiens sans retenue avec Fustel De Coulangues que : " Le passé ne meurt jamais totalement pour l'homme, l'homme peut bien l'oublier, mais il le garde toujours en lui, car tel qu'il est lui-même à chaque époque, il est le produit et le résumé de toutes les époques antérieures."
Oui, que l'on parle ou non, que l'on oublie ou non, nous sommes les produits et les résumés de ces hiérarchies sociales anciennes. On peut piétiner l'histoire, le passé à souhait, mais il n'empêche qu'ils auront toujours une place on ne peut plus importante dans notre quotidien, notre vie d'aujourd'hui et de tous les jours. Donc, pas d'exagération, ni un amour fou pour l'histoire.


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), certains dramatisent énormement et restent accroché à certains fait du passé...



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