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Médecine traditionnelle : le Sénégal appelé à confirmer la règle
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Religion : Bakel, une ancienne cité religieuse en perte d'érudits.
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01-09-2010 |
« Un être humain, comme n'importe quel animal ou végétal, reçoit de ses parents un certain héritage substantiel, un certain patrimoine héréditaire.», disait Jean ROSTAND. Si l'on peut s'interroger très souvent sur le devenir politique, économique et culturel d'un pays, d'une ville ou d'un village, il devient également légitime de scruter l'horizon religieux d'une localité. Bakel Saare Denba est une ville cosmopolite où plusieurs familles maraboutiques ont posé leur baluchon depuis des siècles. Elles viennent de Jaafunu, de jonxulaanu, du Fuuta Tooro et d'autres provinces soninkées. Elles ont pour noms de famille Wane, Dramé, Kébé, Diakhité. Au début de la fondation de la ville de Demba (Bakel), les Wane (peuls, originaires du Fuuta Tooro) autrefois guidés par la recherche du pâturage, conciliaient élevage et études coraniques. Selon la tradition orale, les Seydi Wane allumaient quotidiennement des feux de camp nocturnes pour l'apprentissage du Coran. D'ailleurs, selon les traditions locales, ce sont ces feux de camps dans les grottes à quelques encablures de l'actuelle préfecture qui avaient alerté les N'diaye de la présence humaine dans cette contrée du Gajaaga. Bakel a toujours eu de grands marabouts de renommée internationale. Le Pays Soninké identifiait autrefois Bakel à ces grandes écoles coraniques et universitaires (Xaran lenka et Moyisi). Gambiens, Maliens, Mauritaniens et les villages environnants du Sénégal envoyaient leur progéniture à Bakel pour leurs études théologiques. Les écoles coraniques Bakéloises accueillaient des milliers de disciples de divers horizons. Toutes les maisons maraboutiques étaient pleines à craquer d'élèves résidents et d'étrangers. Les maisons voisines servaient souvent de dortoirs. Bakel vivait la théologie à plein régime. Les familles maraboutiques ont d'ailleurs tout un quartier à leur nom : Moodinkaane. A coté de ces écoles coraniques, nous avions le Moyisi de la famille Dramé plus connu sous le nom de Xoje. Ce "Moyisi" était tenu autrefois par le père de feu Aladji Thiondy Dramé avant que ce dernier n'hérite à son tour de la direction de cette grande école. Un érudit qui a laissé ses empreintes dans la sphère religieuse de Bakel. L'école maternelle de Bakel porte aujourd'hui son nom. Il avait une très bonne réputation. Les étudiants venaient très souvent du Mali et de la Gambie. Il était originaire de Jonxulaanu. En effet, selon les anciens, les Dramé ont hérité ce Moyissi d’une autre famille de Bakel avec laquelle ils avaient un lien de parenté. A un moment de l'histoire, cette famille s'est retrouvée sans héritier à même de perpétuer la tradition familiale. C'est ce concours de circonstances qui a amené une des tantes des Dramé à solliciter le père de Feu Thiondy Dramé à Jonxulaanu afin de maintenir le flambeau de la sagesse dans cette vieille cité. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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Chronique du Ramadan : Le jeûne et les jeux de hasard : PMU
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30-08-2010 |
 Depuis quelques temps, le peuple malien se voit pilonner et interpeller à grand renfort médiatique pour s'investir dans l'enrichissement sans peine et sans travail : les jeux de hasard. Mais sans travail préalable, c'est le charlatanisme d'Etat, c'est la vente des illusions et c'est l'entreprise qui gagne malheureusement le plus actuellement au Mali. Tout ceci est orchestré et assaisonné d'une telle intoxication publicitaire, que le pauvre homme qu'on veut dépouiller passe de la simple exhortation à la contrainte psychologique. Avec le slogan ''lutte contre la pauvreté'' des procédés sont mis en œuvre où la vie pour la grande majorité du peuple n'arrête pas de s'endurcir. L'impératif demeure : comment générer des ressources financières ? Pour répondre à cette question, le seuil névralgique du tolérable sera franchi par l'entreprise PMU, qui organise souvent des jeux pour aider les pauvres, construire de écoles, des centres de sante, et que sais-je encore ?
"Le Tiércé est facile, c'est moins cher, mais il rapporte beaucoup de péchés ". Participer à - ou organiser- un ou plusieurs " jeux de hasard " devient de plus en plus une banalité dans le Mali d'aujourd'hui. Les organisateurs sont-ils suffisamment informés sur les tenants et les aboutissants de ces jeux de hasard ? Ont-ils pris la précaution de chercher à savoir ce que l'Islam en pense ? Ou bien croient-ils à un enrichissement ou à un développement de notre pays par hasard ?
Le jeu de hasard a des formes multiples : loterie traditionnelle, loterie instantanée, le loto-sport, la roulette, le tapis vert, la tombola, tiercé, les tontines, etc.
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