On ne peut pas voir dans l'émigration que des aspects négatifs : cela s'appellerait de la malhonnêteté que de percevoir la question sous cette perspective. Au point de vue individuel beaucoup d'émigrés ont changé radicalement leur condition de vie (ainsi de celle de famille) en passant d'une situation précaire à la stabilité, de la pauvreté à une situation enviable, voire à l'opulence pour quelques uns. Mais qu'en est-il du pays lui-même, de la terre ? Parfois je suis presque tenté par penser que l'émigration a entraîné le pays soninké (puisque c'est celui qu'il s'agit ici) dans une dynamique régressive. Fodyé Cissé a parlé d'absence d'hommes politique soninké pour assurer le relais de l'état dans leur milieu d'origine, pour défendre des intérêts des pays d'émigration au plus haut sommet... c'est justement une des conséquences négative qu'il faut repérer en amont de l'acte migratoire lui-même. la défection prématurée de l'école, voire la désaffection de la scolarisation, parce qu'on a la nationalité française, ou parce qu'on est sûr d'aller en France dans un futur prche, est une des sources de la carence d'élites soninké.
Quand je parle de régression, c'est pace je constate que malgré l'envoi de mandats, et quelques investissments ça et là, la situation des pays soninké est aujourd'hui plus préoccupant, économiquement parlant, que celles des autres régions de nos pays respectifs. la panne des activités économiques locales, due au manque de bras et la mauvaise orientation des investissements des émigrés (questions déjà abordés par certains d'entre nous) allonge davantage la liste des candidats à l'avanture.
si on y regarde de près, on a alors cette impression que l'émigration accentue à rebours la régression dont je parlait tantôt. nous aurons l'occasions de développer davatage ces éléments. merci et bonsoir à tous


LinkBack URL
À propos de LinkBacks



Réponse avec citation