Citation Posté par kabu tirera Voir le message
In maarenmun xa kira
Inke wa soro naxati wuttu , baawo i gaba
Yugo be ga da in xoorondi , gelli in wuyi ga xasu sikki a toxon ga ni ALAAJI SANBA SITA Daraame
A ke ya finan leminan hijji , o deben di .
A da makka tara ya
A ke yan ñi sikki do deben misiiden fiinu .
A ke yan ñi sikki do xaburuni fiinu ( ka lagaru )
Sawutanun raqe ga na bono , ma yidun ma kunsaaxadun
( saahe ) a na i kini togon di i na i sirondi .
sere yan ni a do duna su ga ñi sangana .
xa , a birantaaxun noxon di , i da fon su ko a da . Xa hari a ga nan tere a su nan xantana ya .
a saage sunxaso tanmun do baanen koota 1991 xaayi 9H 45 i do a joofe o deben di 11H00 biren di i da firindi lellen 17 H00 biren di a baaden koota ka su ga o ka kaara i da mukku jama deni no di . In na defondi , a saage falle ti xasu filli . o do waxante yogo ñi yigen doome a me su ma bogu duwanwaanon di , inke maxa . o ña a xilli kalande . A ga ri a taaxu o faaba ke butikin raqen di a ga dalla taaxunu a ga ma wari a da soron tirindi i ti a saage ( kara) . A ti Alla ra nta ken da barini ! a ma saxayi, a dalla taaxunu ken falle a ri o kan di nan wu nan wu , a duwa a ti i ke ntaxa riini Daraanen ya , a xa maxa ri , manne in ga ti a me duwanwaana ma ri ? baawo a ri nan duwa a bogu a ma ji mini sakkati yigande . In wa walla yere ALLA gan nan a neema ! Faaren ga da taaxu rexe be ko nan ti ken wa alliyatime xoorodaanan da ALLA ga nta a kuma .
Voici la traduction du post de notre frère Kabou Tiréra, qui m'a beaucoup ému. Puisse Allah avoir pitié de cet homme qui t'avait éduqué. Je vous laisse lire ce témoignage émouvant :


Bonsoir cher parent!

S’agissant de gens qui m’ont marqué, j’opte pour quatre personnes, car elles sont nombreuses.
La première personne est l’homme qui avait assuré mon éducation depuis que j’avais trois ans. Il s’appelait Alhadji Samba Sita Dramé. Il était le premier qui avait accompli dans sa jeunesse le pèlerinage dans tout notre village. Il avait marché pour aller à la Mecque. C’est lui qui s’occupait de tout avait trait aux mosquées du village. C’est lui qui s’occupait encore de tout ce qui avait trait aux cimetières. Quand le fer d’une herminette ou un plantoir se gâtaient, c’est lui qui partait les remettre aux forgerons pour qu’ils les réparent. C’était quelqu’un qui plaisantait avec tout le monde. Mais de son vivant, les langues se sont beaucoup déliées à son sujet. Les gens le traitaient de tous les noms. Mais il suffisait qu’il voyage pour que tout le monde sente sa place, remarque le vide dans le village. Il est rappelé à Dieu à 9h 45 du matin du 11 du Saint Ramadan de 1991, à Kayes. Le corps a été rapatrié à 11h et inhumé à 17 h du même jour. Tellement qu’il y avait du monde dans le village, toutes les maisons qui nous environnaient avaient accueilli des étrangers. Pour me résumer, deux mois après son décès, un fou du village qui mangeait avec nous s’était distingué, selon moi, parmi tous les gens qui étaient venus présenter leurs condoléances. On l’appelait Kalandé. Quand il est venu, il s’est assis à la porte de la boutique de notre père pour l’attendre. Mais quand il est resté longtemps sans le voir venir, il a demandé de ses nouvelles aux gens qui passaient, qui n’avaient pas manqué de lui dire qu’il est rappelé à Dieu. Il a dit qu’Allah ne peut pas faire cela ! Il n’était pas convaincu par une telle mauvaise nouvelle. A force de l’attendre sans le voir, il s’est résolu à venir à la maison pour présenter ses condoléances, en pleurant. Après avoir présenté ses condoléances, il a dit qu’il ne reviendra plus à Darané, notre village, et il n’y est plus retourné. Pourquoi, j’ai dit qu’il s’est distingué parmi tous ceux qui s’étaient présentés à la famille pour les condoléances ? Cela, parce quand il est venu à la maison jusqu’à y sortir, il n’a fait que présenter ses condoléances, il n’a pas bu même de l'eau, a fortiori manger quelque chose. Sur ce, je clos mon discours. Qu'Allah lui accorde Sa Miséricorde. Qu'Allah ne le prive pas des bonnes promesses [de l’au-delà] faites par le Prophète SAW au bénéfice de tous ceux qui s’occupent de l’éducation des orphelins.

Je ne fais que traduire, sans ajouter, ni soustraire rien à son argumentaire. Cheikhna.