Bonjour Zinoune !
Je n’avais pas remarqué cette équation.
Quelle question ! Nul ne peut mettre cette question sur le tapis sans qu’il ne soit versé dans la science de l’héritage. Car, il s’agit là de la fameuse mouchtarikata, un partage aussi célèbre que compliqué. Oumar, le deuxième khalif de l’Islam, avait même mis la main à la pâte pour ajuster ce cas qui n’est explicitement pas prévu dans le Coran. Ce partage, sauf erreur de ma part, se fait comme suit :
- La moitié du bien (1/2) pour le mari
- Le sixième (1/6) pour la mère
- Le tiers restant pour les frères germains (que tu appelles frères de père et de mère) et les frères utérins (que tu appelles frères de mère). Ils partageront entre eux le tiers à part égale. Ce cas a été instauré par Oumar dans le partage de la succession.
En guise d’exemple pratique, si le bien est de 600 €, le partage se fait comme suit :
- Le mari prend 300
- La mère prend 100
- Les 200 restants sont pour les frères germains et utérins qui se les partagent à part égale.
Lire à ce sujet le Muqtaçar de Cheikh Khalil Ibn Ishâkh, Muqadimat Al Izziya de Aboul Hassan, La Risâlat de Abû Muhammad Salîh de Kairouan ou de la belle poésie composée à ce sujet par l’auteur de Tuhfat Al Ahkâm.


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