Comme on dit, il faut d'abord balayer devant chez soi avant de dire que la véranda de son voisin est sale.

Oui, chez nous les Soninké, tout n'est pas rose. L'article de ce sieur Soumaré sur le deuil en milieu Soninké le résume très clairement. La cérémonie du deuil en milieu Soninké est en train de prendre des proportions inquiètantes. C'est devenu "une fête sans musique", une occasion de manifestation d'orgueil et de prétention.

Ce n'est pas seulement dans nos villages que ce problème se constate. En France aussi, dans les foyers, on peut voir des pratiques révoltantes dans les cérémonies de deuil. un ñaxamala est désigné pour récolter les "douan po" et annoncer l'information dans l'assemblée. Beaucoup de personnes vont au deuil en espérant rencontrer des vieilles connaissances qu'ils ont perdu de vue depuis longtemps. Certaines personnes n'iront pas présenter leurs condoléances dans le deuil de untel, parce que ce dernier n'était là lorsqu'elles célébraient, elles, leur deuil. Ces pratiques n'ont rien de soninké.