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Makalou je rebondis sur ce sujet je ne sais pas si cela a été abordé ou pas
mais dans le cadre de la même optique j'aimerais que l'on discute de cette relation qui existe entre Africains (Soninkos) et les commerçants Chinois.
Nous travaillons dur et nous aimons manger nos produits du pays ! mais à chaque fois que je me retrouve dans un magasin chinois je menerve vu la manière dont ils nous traitent. Dès que tu rentres dans leur boutique ils te regardent bizarement et dès que tu poses une question des réponses sèches. Une fois un si tu veux tu prends sinon il ya des milliers d'Africains qui viennent toujours acheter.
Comment se fait il que nous n'arrivons pas à ouvrir des boutiques vendant nos propres produits?
Les valeurs qui font de moi ce que je suis sont tirées des valeurs du Sooninkaaxu. Ces valeurs sont mes repères…
Nul bien sans peine !!!
Salam
Tu as parfaitement raison. Rien que Dimanche passé, j'étais à Chateau Rouge pour acheter des produits ( Taxayé, arachide, Kholigné, Foronto dioura ) pour du " Déré " et du " Demba Téré ".
Devine où on a trouvé ces produits exclusifs de nos villages ?
Chez un chinois !!!
Il a osé même me defier que le " Takhayé " ne peut pas venir des feuilles de Baobab. J'étais stupéfait de voir ce chinois me titiller sur un terrain que je maîtrise. Combien de fois, on a coupé des feuilles de grands baobabs pour en faire du " Takhayé Dioura " que l'on utilisait dans la préparation du " Fouto ndo Déréé", Takhiyimbiné. Mais bon , j'avais pas le temps , heureument pour lui.
Walaye, je me suis posé la question à savoir ?
Comment un chinois peut être vendeur des produits exclusifs de nos contrées en plein " Afrique " ( Chateau Rouge ).
Il avait l'air de s'y connaitre en tout cas. Il a pris un gardien et travaille avec 2 femmes chinoises. Peut être , les forumistes savent que quel chinois je parle.
C'est bizarre mais comme les chinois sont partout et essaient de s'imiscer dans tout, c'est normal de le voir vendre du Takhayé du Mali au Maliens en France.
Je connais un sénégalais qui vend ces même produits à la gare de Villeneuve St geogres mais le chinois connait bien les emplacement des africains.
Il a choisi l'Afrique en France ( Chateau Rouge ).
Hélàs, un chinois vendre du " Takhayé, foronto, Kholigné " de Gajaga, Diafounou, Kaarta , Guidimakha à des Soninkos de ces mêmes regions.
Quant on aura la philosophie chinois en Soninkara, peut-être qu'on tiendrait les cordes de l'economie mondiale.![]()
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Les migrants du village de Gabou règlent leur problème d'eau![]()
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10-06-2008 Par Laye Bâ / tambacounda.info
Réunis le samedi 07 juin au foyer de Blanc-Mesnil (France), l'association Dental de Gabou a définitivement trouvé la solution au problème de l'eau dans ce village.
Ces ressortissants, conscients du problème inextricable lié au manque d'eau, ont pris la bonne décision depuis quelques temps. En effet, l'association, qui regroupe plus de deux cents ressortissants, avait pris contact avec M. Jules Cressant (en France) et M. Pape B.Thiam (au Sénégal) de la cellule du co-développement pour présenter un projet de 108 millions.
Ce projet consiste à construire un forage d'environ 75 mètres cubes et à mettre en place un système d'adduction d'eau sur plus de 4 km dans et autour du village, soit 14 points d'eau.
Auparavant l'association a fait un diagnostic objectif du problème en se rendant au Sénégal, avec la collaboration du service hydraulique régional de Tambacounda, en mettant en place une cellule de pilotage constituée des cadres autochtones et de migrants du village. A la suite de démarches administratives en amont et en aval, le co-développement a promis de prendre en charge les 70% du projet.
C'est dans ce cadre que les membres de l'association se sont décidés à mettre les bouchées doubles pour rassembler la somme restante nécessaire au projet. Ainsi dans la journée du 7 juin, les migrants ont cotisé la somme totale de 25'000 euros (16,5 millions fcfa).
Le président de l'association, M. Mamadou Bocar Bâ, que nous avons pu contacter, se dit "ému et fier des immigrés en général, mais salue aussi à sa juste valeur l'initiative du co-développement entre la France et le Sénégal, en son nom propre et au nom du bureau et du comité de pilotage. Il en profite pour demander aux ressortissants d'autres localités comme Moudery, Ngouronnes, Bakel, Bema, etc. de faire pareil.
Quant au responsable du comité de pilotage, M. Abdoulaye Bâ, il pense que "les autorités du Sénégal ont tout à gagner en mettant en place à l'Ambassade une cellule chargée d'informer et de guider les immigrés, en s'appuyant sur le comité de pilotage de Gabou qui a une expertise volontariste et patriotique". M. Bâ propose que ceux qui ont des ressortissants en France et qui veulent faire comme les migrants de Gabou prennent contact avec leur association*.
Pour l'instant, nos braves se sont donné rendez-vous dans un mois et demi pour compléter la somme utile à ce projet.
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Salam,
Les sources de revenus d'un village sont :
- L'agriculture
- La pêche
-L'elevage
-L'artisanat
- Les petits commerces.
Depuis l'avenement de la France, on assista au delaissement de ces corps de metiers par les Soninkés.
J'entends souvent dire les politiques français:
<< La france compte sur ces petits entrepeneurs, ces PME, ces artisants>>.
Si l'on croit à cette assertion, nos villages ont tronqué leurs voies de reussites locales contre l'eldorado.
Certaines personnes ont trouvé le salut dans cet eldorado mais d'autres ont regretté le delaissement de leur metier parce que l'aventure s'est tournée au vinaigre.
Je me suis fait à l'idée que si l'on avait pas delaissé nos petits metiers, nos champs et notre artisant, peut être qu'on aurait reussi à avoir un tissu economique.
Mais si je pense aux multiples subventions des occidentaux à leurs agriculteurs, la modernisation de tous leurs coprs de metier , je me dis qu'on aurait jamais suivi la cadence. Cela reviendrait au même.
Ils seraient toujours devant et nous derrière.
J'ai pensé à de multiples hypothèses mais on aurait toujours perdu la compétition.
D'ailleurs, je me dis que si on avait pas vidé l'Afrique de ses ressources naturelles et minières, nos pays d'origine vivraient toujours dans l'opulence.
Si je pense que l'Africain ne bouge que s'il a plus le choix et que l'Africain préfère voir le declin de son frère et la reussite de l'etranger , je me dis que ce serait toujours pareil. Regardez comment le Congo, la Cote d'ivoire, l'Angola se sont appauvris, je me dis qu'on aurait toujours pas sorti de l'auberge.
Alors aujourd'hui, je ne suis pas trop surpris de ce qu'est devenu nos pays d'origine.
Nous subissons de plein fouet la flambée des prix, l'inflation, la rareté de ressources halieutiques, le riz cher ... pourquoi tout ça selon vous .
Nos maux à mon avis sont :
- Consommer et ne rien créer...
- Croiser les bras et laisser une personne nourrir 10 bouches
- Baser tous ces espoirs sur l'immigration.
- Pire, delaisser toutes nos sources de revenus et esperer la pluie des euros.
A votre tour de me corriger si necessaire et de me donner des pistes pour guerrir nos plaies. On en parle de long en large mais cela ne peut qu'être bénéfique.
Dernière modification par makalou 14/06/2008 à 20h59
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Bonjour à tous je vous fais un petit compte rendu du forum économique des sénégalais de l extérieur qui s’est déroulé le 14 janvier .
Apparement des gens se sont déplacé de loin pour y assister , il y avait dans la salle à peu près 350 personnes .
Il y avait des déléguations de mantes-la-jolie, de marseille et même du Luxembourg .
Pour le commencement on a eu droit à des griottes qui chantaient les louanges de je ne sais qui .( heureusement au bout de quelques minutes les organisateurs leurs ont demandé de se taire ), puis il a eu l accueil des autorités par le public accompagné par des percussionnistes .
Etait présent le consul général du sénégal à paris plus une déléguation de fonctionnaires ( agriculture, cellule relais du projet « initiative de codéveloppement », des gens de l apix et de la génération du concret) il y avait également un professeur représentant le ministère de l’immigration,l’intégrationde l’identité nationale et du codéveloppement .
Il y a eu quelques discours d introductiondu consul , de l’ adjoint au maire de maison-alfort ( également conseiller de lassociation paris-mboko) et de Mme Diouf présidente de paris-mboko .
L association a été présenté , elle a deux ans d’ existence , 10000 adhérents, ses activités sont :
- L 'aide à l accès à la propriété
- L’ humanitaire ( ex aide pour la construction de l’école des aveugles de thiès)
- L’ entraide
L’objet du forum donc était d engager des éléments de réflexions sur l’investissement au sénégal ? Comment aider le sénégal , que peut-il nous apporter ?
Une intervention de qualité de Pape Birahima Thiam de la cellule initiative co-dévellopement ( une structure basé à la fois au sénégal et en France dont l’action se décline en trois volets .
1) Accompagner les initiatives des sénégalais de France localement ou à distance :
-financement des études de faisabilité des projets prise en charge
-renforcement des capacités permettant de gérer les projets
-accompagnement sur 12 mois au porteur du projet par un comité bilatérale mixte (France sénégal)
-mécanisme d accompagnement secondaire-( subvention de réinstallation de 4 à 7000 euros)
- garantie de 50 % de son prêt par l agence francaise de co-dévelloppement
-….
2) Mobilisation de la diaspora hautement qualifié pour des missions de courte ou llongue durée pour des entreprise privées sénégalaise
3) Appui au dévelloppement locale des régions d’ origine des migrants ( construction d’école) par des subventions jusqu'à 70% du montant du projet
Cette interventiona été suivi d une autre du représentant du ministère français qui reprend à peu près les même points avec en plus la l’intention de réduire le coût des transferts d’argent et de mieux les canaliser pour ne pas qu’il s servent à 90% aux dépense s liées à la nourriture .
Puis une série de questions du public suivi par la présentation du plan GOANA par un représentant du ministère de l’ agriculture Mr Ibrahima Dioup.
Donc le problème au sénégal vient du fait que 800000 tonnes de riz sont consommés par an et seulement un quart est produite
Les solutions sont de changer les habitudes alimentaire ou de produire plus , c’est la deuxième solution qui est retenue par les autorités ( produire plus de rizmais aussi plus de manioc , de maîs …) Pour cela il a été éfféctué un zonage du territoire pour réperer quelles terres sont propice à quel types de culture .
Les matériels agricole sont subventionné jusqu ‘ a 80% et les engrais jusqu ‘a 50% , des facilités diverses comme les exonérations de taxes et de douanes son accordés
J ai juste mis les interventions que j ai trouver intéressante , mais il y en a eu aussi une intervention d un sénégalais qui a quitter la france après 30 ans et a investit dans le tourisme .
Expertise humaine et centres d'excellence sénégalais
Initiatives de Co-développement France Sénégal
Dernière modification par youssou 17/06/2008 à 21h27
Salam
J'ai survolé ton compte rendu que je trouve d'ailleurs interessante. Je te remercie au nom des autres forumistes.
Le point qui a attiré mon attention est celui en haut.
Changer les habitudes alimentaires est aujourd'hui une necessité. Il faut que l'ont diversifie notre alimentation. Le riz, base de notre alimentation très prisée et aujourd'hui trop cher doit être delaissé petit à petit.
On doit essayer de donner une place au maïs, au sorgho, au mil.
D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi nos villages consomment moins de mil ( tres cultivé ) et plus de riz ( peu cultivé ).
Notre problème est que nos terres sont peu propices à la culture du riz que l'on utilise pour nos repas de midi.
Il serait interessant d'experimenter ce riz chinois hyper prisé dans nos villages.
Je trouve aussi les subventions tres interessantes. Ces dernières permettront de moderniser petit à petit notre agriculture traditonnelle.
Elles permettront dans l'avenir de titiller les autres agricultures mondiales car je pense que moins de coûts de production permet de proposer un prix abordable.
En somme, les idées debattues sont tres interessantes et pertinentes.
C'est la mise en route qui constitue l'epineux problème.
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Bonsoir aller a cette réunion m a vraimment redonner confiance dans les institutions du sénégal , j ai eu l 'impression qu il y a des fonctionnaires motivés qui veulent tirer le pays vers le haut . J espere que ce n 'etait pas un mirage .En somme, les idées debattues sont tres interessantes et pertinentes.
C'est la mise en route qui constitue l'epineux problème.
Je vais essayer de m y investir à mon niveau .
Au niveau du mil c est vraimment dommage en effet que l on est délaissé cette culture , parce que avec une rapide recherche on peut aprendre que c est une plante qui a besoin de peu d eau pour pousser et elle est recherché par les industriels pour l amidon qu elle contient ( les états- unis sont passé premiers producteurs mondiale ).
Dernière modification par Fodyé Cissé 17/06/2008 à 23h22
Salam
C' est vrai que l'on a delaissé les differentes cultures qui faisaient la fierté de nos villages.
Autrefois, plusieurs villages avaient leurs noms associés à certains produits. C'est ainsi que " le Faarta = La patate " va avec Aroundou et Tuabou, " Le kholigné " va avec Diawara, l'arachide avec Tuabou ... dans le Gajaaga.
Il en est de même pour certains villages maliens où chaque produit etait la chasse gardée d'un village donnée.
Avec la généralisation de l'immigration et les regroupements familiaux de plus en plus nombreux, nos villages commençaient à se vider.
Qui dit agriculture dit " bras " comme disait les chinois :
Une personne a une bouche mais 2 mains pour expliquer leur forte natalité qui etait gage de la continuité de leur agriculture.
Dans le monde Soninké, on a été victime de cette immigration massive qui nous a installé dans un autre besoin qui est celui de la main d'oeuvre.
Plusieurs maisons dans nos villages se sont vidés et ont delaissé de plus en plus l'agriculture. Ainsi dans les maisons où il y a 4 ou 5 garçons, l'agriculture est devenu une promenade de santé surtout s'il y a des euros qui viennent tous les mois.
Il est rare de voir des maisons où il y a des immigrés , les enfants s'adonnaient à l'agriculture alors que des maisons dont les euros sont rares, les enfants se tuent pour remplir le grenier.
Aujourd'hui, dés l'approche de l'hivernage, tous les jeunes Soninkés prennent la route des capitales. Un phénomène nouveau qui affaiblit aussi notre agriculture.
Seule bonne de notre agriculture villageoise est la création de plus en plus jardins qui alimentent les marchés locaux.
Le jardinage est un piste à explorer car dans ses formes modernes, elle est une valeur ajoutée incommensurable.
Dernière modification par makalou 21/06/2008 à 12h23
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