Régionales : Michèle Sabban (PS) porte plainte contre Poniatowski (UMP)
L'affaire Ali Soumaré, tête de liste PS aux régionales dans le Val-de-Oise devenue la tête de turc pour l'UMP locale qui l'a qualifié de «délinquant multirécidiviste» déborde le terrain électoral. Elle se retrouve maintenant sur celui du judiciaire.
Son avocat, Jean-Pierre Mignard a annoncé lundi qu'il allait porter plainte pour «diffamation» et pour «violation du secret professionnel» contre Francis Delattre et Sébastien Meurant, les maires UMP de Franconville et Saint-Leu-la-Forêt (Val d'Oise), à l'origine des accusations lancées contre leur opposant socialiste vendredi. Aussitôt après, le PS a jugé les procédés «méprisables» et accuse l'UMP de stigmatiser une figure de la diversité.
Une autre plainte suit cette affaire contre un leader UMP du Val d'Oise, et non des moindres puisqu'il s'agit du député Axel Poniatowski, président de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale. Cette fois, c'est la vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, proche de Huchon, et tête de liste PS dans le Val-de-Marne qui saisit la justice contre lui. «J'ai demandé à mon avocat, Jean-François Moreau, ancien bâtonnier de Créteil, de déposer plainte aujourd'hui pour «diffamation» contre M. Poniatowski», a déclaré au Parisien.fr la socialiste Michèle Sabban.
«Dans cette affaire, j'ai été relaxée. Point barre!», Sabban
Tête de liste de la majorité présidentielle dans le Val d'Oise, Axel Poniatowski qui s'était déclaré vendredi «outré» d'apprendre que son adversaire socialiste Ali Soumaré est «un repris de justice, multirécidiviste» s'est aussi laissé emporté contre d'autres candidats PS. «Après cela, doit-on s'attendre à trouver d'autres repris de justice sur les listes PS ? Apparemment, oui !», ajoutait Axel Poniatowski qui est aussi secrétaire général adjoint de l'UMP.«Michèle Sabban, candidate dans le Val-de-Marne et Jean-Paul Planchou, en Seine-et-Marne, furent tous les deux condamnés pour emplois fictifs», a-t-il.
«Je regrette que M. Poniatowski n'ait pas pris le temps de vérifier ses dires avant de balancer des propos diffamatoires. Ca prouve qu'à l'UMP, ils sont mal renseignés et que leur mauvais sondage leur fait tourner la tête. Dans cette affaire, j'ai été relaxée. Point barre!», a expliqué la vice-présidente du conseil régional. Selon elle, «à un moment où on enterre le débat sur l'identité nationale catastrophique dans l'opinion publique, les candidat UMP reviennent sur le même thème en stigmatisant la diversité. C'est déplorable...».


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