
Mercredi, 107 des 146 députés et sénateurs avaient signé la déclaration. La minorité de parlementaires qui a refusé appartient soit à un parti islamiste radical, soit à une coalition d'hommes politiques de gauche, deux groupes fortement représentés dans la précédente équipe.
"Les législateurs de Mauritanie ... soutiennent le changement intervenu dans l'intérêt du peuple mauritanien", peut-on lire dans ce texte. Il est précisé que le Parlement aurait tenté à de nombreuses occasions de tenir tête à l'ancien président, sans y parvenir. "Nous regrettons que toutes nos initiatives n'aient pas suffi à faire fléchir un président têtu qui n'écoutait pas les électeurs", disent les signataires. Ils accusent le président destitué de corruption, d'avoir interféré dans les fonctions du Parlement, d'avoir refusé d'approuver une commission d'enquête sur une fondation que dirigeait sa femme, et qui aurait, selon ces allégations, détourné de l'argent public.


