Salam
Le mode de vie Soninké, le comportement, la manière de penser ... expliquent en partie le Soninkaxu mais pas tout à mon avis.
Si on considère tous ces contours. Je pense que la conciliation du Soninkaxu et la vie active devient problématique.
Sans vouloir offenser la gente féminine, dans Soninkara la place de la femme est de rester au foyer. Son vrai rôle est de s'occuper de ses enfants, de son mari. Elle est garante de la bonne éducation des enfants dans le sens que le Soninkaxu impose à la femme d'être la gardienne de la maison. L'homme devient alors dans ce cas, le principal pourvoyeur de ressources de la maison. Il doit amener à manger, regler les problèmes matériels de la maison...Ceci est la vieille tendance. Si l'on replace le Soninkaxu dans ce contexte, il devient inconciliable avec la vie active.
Dans Soninkara, les rares travaux de la femme sont facultatifs comme cultiver son petit champ d'arachide, de légumes ou de faire son petit commerce de Jumbo...devant le domicile familial.
Mais aujourdh'ui, le monde a changé. Les Soninkés ont changé de comportements avec l'immigation. Plusieurs femmes Soninkés travaillent par necessité. Elles ont commencé à travailler avec ou sans accord de leur mari parce qu'elles se sont senties obligés de subvenir aux besoins de leurs familles restées au bled ou à fournir sa garde robe ou bijoux en cas d'eventuels evenements familiaux ou villageois ... comme tous les autres femmes.
Mais ce mal necessaire à toutefois une kyrielle d'inconvénients.
Maman et Papa travaillent , l'éducation des enfants en prend un coup.
Mais cela n'a pas que des coté négatifs. Certaines ont construit des maisons, amené leurs mères à la mecque...Ceci s'est fait à travers les 2 heures par jour de boulot dans le netoyage ou du babysiting.
Le travail devient alors un mal necessaire parce que les hommes ne peuvent pas subvenir à tous leurs besoins et la femme se sent obligé de travailler avec ou sans l'aval de son mari dans certains cas.
Cette tendance na rien à voir avec la vie active des femmes Soninkés actuels.
Mais aujourd'ui, avec la nouvelle génération...Les femmes sont formatées pour travailler. Elles ont fait des études alors c'est tout à fait normal qu'elles se reveillent à 6 H du Mat pour rentrer à 18 H.
Elles ne travaillent pas par necessité mais par idéal de vie. Les femmes ou filles travaillent aujourd'hui pour être indépendantes, pour ne pas vivre au crochet de leurs maris ou de leurs parents. Elles travaillent aussi parce qu'elles ont des projets comme les hommes. C'est la vraie émancipation de la gente féminine.
D'ailleurs cette volonté de reussir des jeunes filles Soninkés est trop visible à nos jours. Les femmes ou filles sont mieux actives et mieux outillées que les hommes dans le contexte migratoire actuelle. Peut - être parce qu'elles sont plus nombreuses ?
Leur travail est tout à fait compréhensible mais le Soninkaxu prend un coup... Les femmes actives Soninkés sont à l'image de toutes les femmes actives d'aujourd'hui. Elles ne peuvent malheureusement appliquées le Soninkaxu comme telle parce qu'elles manquent de temps ou sont mal armées. Elles ne peuvent pas aussi affichés leur Soninkaxu dans le monde dun travail parce que le pays d'accueil ne tolère pas les signes distinctifs de leur culture. Par exemple, elles ne peuvent pas s'habiller en grands bobous brodés, de thioub pour aller travailler.
Pour finir je dirai que les femmes actives Soninkés sont très courageuses parce qu'elles font tous pour concilier leur Soninkaxu et le travail mais plusieurs facteurs réduisent leur marge de manoeuvre. Alors Soninkaxu et femme active devient un mal necessaire.
Soninko nti : "Selingne ndo dongani filli ranta botono".
Dernière modification par makalou 05/11/2008 à 18h52
FB : bakelinfo departement de Bakel
Salam
Lorsque je parle du soninkaxu c'est dans tous les sens du terme, ce sont toutes les questions que tu poses, ça va du comportement propre à la femme soninké avec le place qu'elle occupe au foyer (surtout le rôle qu'elle occupe auprés des enfants) que makalou à cité plus bas, jusqu'à la tenu vestimentaire, la langue, l'etat d'esprit etc. c'est donc la culture dans toutes ses formes.
Dans le contexte de l'immigration, nous sommes passé de l'epoque ou nos méres à leurs arrivées continuaient tant bien que mal à le vivre en tant que tel, jusqu'à ce qu'au fil des années cette tendance s'elance pour en arriver à la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui c'est à dire des journées entières au bureau. cette situation est presque inévitable vu le contexte economique.
Jade à parler d'adapation et d'organisation c'est justement ce que j'aimerai savoir comment adapter les deux ?
Il y a eu un bouleversement du concept de la femme soninké, desormais hommmes et femmes font rentrer l'argent à la maison, certains parlent d'emancipation, d'autres de democratie, peu importe toujours est il qu'on ne peut plus repondre à un certain nombre de devoir qui nous etaient propres.
Makalou à dit :" les femmes soninkés sont à l'image de toutes les femmes atives d'aujourd'hui " c'est donc qu'une partie du soninkaxu s'achéve sur le seuil du palier pour laisser place à la femme active.
Personne ne peut passer une chaîne à la cheville de son compagnon humain sans finir pas se nouer l'autre bout autour du cou.
Frederick Douglass