Voici la traduction du post de notre frère Kabou Tirèra :
Cher parent, à mon avis, cette coutume peut être considérée à la fois comme une dette, comme elle peut ne pas l’être.
Je dis qu’elle considérée comme une dette parce que quiconque te fait du bien, il t’a accordé d’une manière ou d’une autre une dette. Pour moi, cette coutume est à inscrire dans ce même cadre. Elle est une dette à long terme.
Quand je dis que ce n’est pas une dette c’est parce que, dans la société soninkée, nombre de bonnes coutumes sont corrompues par nos propres inconséquences. Pour preuve, le mariage, les cérémonies du deuil, de l’attribution du prénom aux nouveaux-nés sont des occasions où l’on s’entraidait naturellement. Mais aujourd’hui, ces occasions sont devenues des moments où l’on rend un service pour être payé quand la même occasion vous sera présentée : quand son fils est venu, il m’avait donné quelque chose et quand mon fils vient je dois aussi lui donner quelque chose ; quand je me mariai, il m’avait aidé, donc quand il se marie je dois obligatoirement l’aider ; quand j’ai perdu mon père il m’avait soutenu et présenté ses condoléances, quand il perd son père je dois aussi faire pareil pour lui, et ce, même s’il me fallait contracter des dettes pour ne pas perdre la face.
Mais s’agissant de l’aide que nous apportons à ceux qui partent pour les pays d’origine, elle est, pour moi, normale, vu que nous leur confions tous des colis. La personne ne peut aucunement refuser, et ce, même si elle mettait la main à la poche pour payer parfois les frais d’acheminement des colis. Nous savons que celui qui part pour les pays d’origine croule sous les difficultés liées aux colis. Puisse Allah nous accorder la compréhension.


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