Bonjour les amis,
Younouss, je suis de ton avis car pour de nombreux pays de l'Afrique au Sud du Sahara dont le Sénégal, l'agriculture demeure un des secteurs le plus important de l'activité économique. Au Sénégal, par exemple, elle occupe plus de la moitié de la population, participe pour 10 % à la formation du PIB, absorbe environ 10% des gros investissements publics. Son rôle n'est plus à démontrer dans la fourniture de matières premières à l'agro-industrie (arachide, coton, canne à sucre, tomate....), son apport est plus que jamais important dans la sécurité alimentaire. J'admets que ce secteur primaire incluant l'élevage est confronté à des problèmes qui pèsent sur ses performances, diminuent son apport à l'amélioration du cadre de vie des populations rurales. Pour problèmes, je veux citer : la baisse de la pluviométrie, la dégradation des sols, la détérioration des termes de l'échange, la baisse constante des prix aux producteurs, la baisse des rendements et des productions avec ses corollaires d'exode rurale, d'émigration, etc.. Mais cela devra-t’il nous pousser à croiser les bras, à dire « ni l’agriculture ni l’élevage ne sont propices à notre développement, à en croire Gas Gas » ? Qu’est-ce qui est alors propice à notre développement ? : Un plan Marshall pour la construction de canaux d’amenée d’eau de mer, pourquoi faire, de l’irrigation donc de l’agriculture, de l’élevage !!!!! Les pays développés se sont appuyés sur ce secteur pour devenir ce qu’ils sont aujourd’hui !
Aujourd'hui, le combat il faut le mener contre les contraintes citées un peu haut par la recherche de solutions viables et d’une volonté politique sans faille. Dans le bassin du Fleuve Sénégal, la construction des Barrages de Manantali, de Diama participe bien à cette démarche par l'exploitation des ressources naturelles à des fins agricoles, pastorales sans occulter la pêche, la foresterie entre autres. D’autres volets liés à l’exploitation de l’énergie hydroélectrique, la navigabilité du fleuve sont intégrés dans l’exploitation des ressources hydriques du bassin. La maîtrise de l’eau par l’entremise des ouvrages hydrauliques ouvrent les perspectives de développement de l'agriculture irriguée, de l'élevage, etc. à travers des projets de développement agro-piscico-sylvo-pastoraux dans la vallée du fleuve Sénégal, de l'Anambé, du Niger, de la Gambie.… Il faut exploiter les opportunités offertes. L’une des voies pour assurer le retour de l’immigré retraité, de l’immigré tout court, est de s’investir dans ce secteur vital pour nos pays en voie de développement.
Bonne journée!


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