• Portail Soninkara.com
  • Forums Soninkara.com
  • Radio Soninkara.com
  • Centre Multimédia
  • Blogs
  • Galeries
  • Nous Contacter
  • Plan du site
soninkara

Rejoignez nous sur 1400684181 facebook square1400684195 twitter square1400684205 google square1400684219 youtube square color

  • Connexion
Close
Login to Your Account
S'inscrire
  • Accueil
  • Forum
  • Société Soninké
  • Développement Economique et Social
  • Pour se développer, les africains doivent-ils abandonner les langues occidentales?

Affichage des résultats 1 à 10 sur 11

Discussion: Pour se développer, les africains doivent-ils abandonner les langues occidentales?

  • LinkBack
    • LinkBack URL LinkBack URL
    • À propos de LinkBacks À propos de LinkBacks
    •  
    • Favoris & Partage
    • Digg ce sujet!
    • Ajouter la discussion vers del.icio.us
    • Signet dans Technorati
    • Tweeter ce sujet
  • Outils de la discussion
    • Afficher une version imprimable
    • Envoyer un lien vers cette page par email…
    • S'abonner à cette discussion…
  • Display
    • Choisir le mode linéaire
    • Choisir le mode arborescent

Hybrid View

  1. 22/05/2011, 20h13 #1
    nas
    nas est déconnecté
    Member
    Date d'inscription
    août 2006
    Messages
    80

    Par défaut

    Tout d'abord il faut précisé que cet article concerne principalement le Sénégal je pense quil est tout a fait légitime et cohérent qu'un pays comme le senegal possèdent un idiome aussi enrichissant et varié et surtout qui a sue suivre une certaine évolution puisse promouvoir a légitimisé et même a imposer le wolof comme langue principale et peut être même unique . Mais si nous prenons les choses sur un point de vue plus général cet a dire en prenant en compte le reste des pays africain on constate que ses quelque chose qui reste de l'ordre du difficilement applicable et même dans certain cas on pourrait considéré sa comme une utopie car la majore partie des pays africain sont composer de culture et d'ethnie différente ceux qui veux dire que dans certain pays plusieurs langue traditionnelle subsiste prenons l'exemple de l'Éthiopie qui possède plus de 80 idiomes comme au Rwanda qui est un bonne exemple pour expliquer que sa peut être une source de conflit .Moi a titre personnelle je suis originaire de la Mauritanie qui est composer de trois communauté différente avec chacun sa propre culture et sa propre langue ceux qui va de soie mais dans l'optique de faire en sorte de ban ire le français ( Langue parler dans l'administration , l'éducation etc ....) il va falloir trancher entre la langue peul , la langue soninké et la langue arabes la réel question qui ce pose qui des deux ethnie serai prêt a mettre de coté leur langue cet a dire leur culture leur identité leur structure leur spécificité et bien la réponse est personne le soninké ne voudra pas parler une autre langue que le soninké et cela est de même pour le peul ou l'arabe mais le français par contre est accepter par les trois cans moi j'appelle sa un consensus .Au final cet mesure ne peut etre appliquer dans la grande majore partie des pays africain car ces très certainement source de conflit . Une autre question ceux pose certaines de ses langues sont elles assez riche et assez évoluer au niveaux vocabulaire pour être appliquer dans ce monde contemporaine je ne le pense pas . Mais je tien pour finir a rendre hommage au senegal de léopold Sédar Senghor qui a sue apporter et donner un enrichissent supplémentaire a cet langue avec la traduction de certain poème en français et le développent de la négritude forgé pas Césaire .
    • Partager
      • Partager ce post sur
      • Digg
      • Del.icio.us
      • Technorati
      • Twitter
    Réponse avec citation Réponse avec citation

  2. 23/05/2011, 10h56 #2
    Cheikhna Mouhamed WAGUE
    Cheikhna Mouhamed WAGUE est déconnecté
    Bayou! Avatar de Cheikhna Mouhamed WAGUE
    Date d'inscription
    juin 2006
    Messages
    8 231

    Par défaut

    Citation Posté par nas Voir le message
    Tout d'abord il faut précisé que cet article concerne principalement le Sénégal je pense quil est tout a fait légitime et cohérent qu'un pays comme le senegal possèdent un idiome aussi enrichissant et varié et surtout qui a sue suivre une certaine évolution puisse promouvoir a légitimisé et même a imposer le wolof comme langue principale et peut être même unique .
    Cette partie de ton discours, que je n'ai pas tout lu faute de temps, est on ne peut plus dangereux dans un pays multi-ethnique comme le Sénégal. C'est du grand n'importe quoi. Imposer le wolof à tous les sénégalais comme une langue nationale ne développera guère ce pays, mais l'implosera.
    Traiter le wolof comme un idiome n'est pas non plus décent. C'est une langue. Quoi qu'il en soit, ne tombons pas dans l'ethnicisation du débat qui a fait du mal à tant de pays. Tiens nous avons encore en mémoire les conflits hutu et tutsi. Ils sont arrivés à partir d'un discours de ce genre.
    Dernière modification par Cheikhna Mouhamed WAGUE 23/05/2011 à 20h15
    • Partager
      • Partager ce post sur
      • Digg
      • Del.icio.us
      • Technorati
      • Twitter
    "Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse".(Alfred de Vigny). "Je rends un hommage bien mérité à l'amitié quand elle est sincère et à la parenté quand elle est bien entretenue". http://smk.eklablog.com/
    Réponse avec citation Réponse avec citation

  3. 23/05/2011, 15h31 #3
    Fodyé Cissé
    Fodyé Cissé est déconnecté
    Fodyé Bine Khoudjédji Avatar de Fodyé Cissé
    Date d'inscription
    juin 2006
    Localisation
    Stains
    Messages
    7 149
    Envoyer un message via MSN à Fodyé Cissé Envoyer un message via Skype™ à Fodyé Cissé

    Par défaut

    Citation Posté par nas Voir le message
    Tout d'abord il faut précisé que cet article concerne principalement le Sénégal je pense quil est tout a fait légitime et cohérent qu'un pays comme le senegal possèdent un idiome aussi enrichissant et varié et surtout qui a sue suivre une certaine évolution puisse promouvoir a légitimisé et même a imposer le wolof comme langue principale et peut être même unique . Mais si nous prenons les choses sur un point de vue plus général cet a dire en prenant en compte le reste des pays africain on constate que ses quelque chose qui reste de l'ordre du difficilement applicable et même dans certain cas on pourrait considéré sa comme une utopie car la majore partie des pays africain sont composer de culture et d'ethnie différente ceux qui veux dire que dans certain pays plusieurs langue traditionnelle subsiste prenons l'exemple de l'Éthiopie qui possède plus de 80 idiomes comme au Rwanda qui est un bonne exemple pour expliquer que sa peut être une source de conflit .Moi a titre personnelle je suis originaire de la Mauritanie qui est composer de trois communauté différente avec chacun sa propre culture et sa propre langue ceux qui va de soie mais dans l'optique de faire en sorte de ban ire le français ( Langue parler dans l'administration , l'éducation etc ....) il va falloir trancher entre la langue peul , la langue soninké et la langue arabes la réel question qui ce pose qui des deux ethnie serai prêt a mettre de coté leur langue cet a dire leur culture leur identité leur structure leur spécificité et bien la réponse est personne le soninké ne voudra pas parler une autre langue que le soninké et cela est de même pour le peul ou l'arabe mais le français par contre est accepter par les trois cans moi j'appelle sa un consensus .Au final cet mesure ne peut etre appliquer dans la grande majore partie des pays africain car ces très certainement source de conflit . Une autre question ceux pose certaines de ses langues sont elles assez riche et assez évoluer au niveaux vocabulaire pour être appliquer dans ce monde contemporaine je ne le pense pas . Mais je tien pour finir a rendre hommage au senegal de léopold Sédar Senghor qui a sue apporter et donner un enrichissent supplémentaire a cet langue avec la traduction de certain poème en français et le développent de la négritude forgé pas Césaire .
    Ton discours se résume en quelques points :

    1./ Les langues occidentales peuvent être utilisées comme langues neutres, car dans nos pays où il y a des dizaines de langues et de dialectes, on ne peut en privilégier une au détriment des autres.

    2./ Cela évite des conflits comme le conflit rwandais.

    Eh bien, cher ami, je ne suis pas très d'accord avec ces arguments.

    D'abord, j'aimerais bien qu'on me cite un pays, ne serait ce qu'un seul pays qui a atteint un niveau de développement très satisfaisant et dont la langue de référence est une langue étrangère. Comme le dit cet article, tout développement est d'abord lié à l'éducation. L'éducation est la clef du développement d'un pays. Je suis très d'accord avec cette assertion. Les gouvernants de ces pays africains comme le Sénégal qui utilisent les langues occidentales ont beau mettre plus de 40% de leur budget national dans l'éducation, les résultats ne sont pas à la hauteur et restent toujours insuffisants. Beaucoup de jeunes échouent à l'école primaire à cause de la barrière de la langue. Le seul contact que ces jeunes ont avec la langue occidentale est l'école. Dès fois avec un seul maître pour des centaines d'élèves dans une seule classe; des élèves qui, après les cours rentrent chez eux et communiquent dans leurs langues locales, vous imaginez que cela relève de l'impossible pour beaucoup d'entre eux d'assimiler les notions basiques de cette langue étrangère sans lesquelles ils ne peuvent aller loin. Résultat: beaucoup échouent.

    Je crois qu'en Mauritanie justement d'où tu es originaire, l'expérience avait été testée dans les années 80 où les langues nationales avaient été introduites dans les cursus scolaires des enfants. Au bout de quelques années, ils se sont aperçus que les enfants qui apprenaient les langues nationales dans leurs classes s'en sortaient mieux dans les concours et examens nationaux comparés aux autres enfants qui n'avaient pas choisi l'option des langues nationales. Je crois que ce programme avait été suspendu par le gouvernement raciste de Maawouya Ould Taya qui craignait que ces langues nationales telles que le Soninké ou le Pulaar ne prennent le dessus sur l'arabe. Je crois qu'il y a des gens dans ce forum qui en savent davantage sur ce fameux programme.

    Comme l'a dit le sieur Tirera, dans nos pays, les gens ne refusent pas de parler la langue de leurs voisins. Quand vous allez au Fouta, vous serez surpris de voir que presque tous les soninké parlent hal Pulaar et que beaucoup de haal pulaar comprennent aussi le Soninké. Il y a même des villages où Soninké et Haal Pulaar cohabitent en paix depuis des siècles. C'est le cas à Hamadi Ounaré. Les baol baol qui sont commerçants dans nos villages comprennent aussi le Soninké. Les Soninké qui se déplacent dans les capitales parlent Woloff, Bambara. Donc, on n'est pas dans une configuration où les gens de telle ethnie refusent de parler la langue de telle autre ethnie. Il suffit que ces ethnies soient en cohabitation pour que toutes les langues soient parlées de part et d'autres. Par conséquent, l'idée de vouloir imposer une langue neutre pour soit-disant éviter des conflits n'a pas de sens.

    Ce qui serait une aberration, c'est qu'on essaie d'imposer une langue nationale à toute la population de tout un pays sous prétexte que c'est la langue la plus parlée comme essayent de faire aujourd'hui les gouvernants sénégalais avec le woloff. C'est surtout ça qui peut contribuer à créer des tensions. Aujourd'hui, vous avez des mouvements qui sont formés et qui luttent pour une égalité de traitement entre les langues nationales. Si nous prenons toujours le cas du Sénégal, le woloff a tellement été imposé à tout le pays entier que même dans les médias nationaux, c'est la langue qui occupe 90% des temps d'antenne accordés aux langues nationales. En exemple, tous les jours, vous avez au moins un journal parlé en woloff présenté 2 fois alors que pour les autres langues nationales, c'est une ou deux fois par semaine. Et dans l'administration, cette langue woloff est presque imposée. Le président Wade avait même suggéré que tous les fonctionnaires parlent cette langue. Dans le parlement, après le français, c'est la langue de référence. Je crois que ce sont ces injustices là qui ne sont pas normales et qui peuvent, un jour créer des frustrations. Quand Alpha Blondy disait que dans un pays lorsqu'une seule ethnie monopolise le pouvoir pendant plusieurs décennies, c'est la guerre civile, je crois qu'il a parfaitement raison. Car, si vous regardez dans tous ces pays africains qui ont connu la guerre civile, c'est toujours en rapport avec l'exercice du pouvoir monopolisé par une seule ethnie qui refuse de partager. Ce fut le cas avec le Rwanda. Pour le cas du Sénégal, le semblant de paix qu'on a eu pendant ces quelques décennies est dû, en partie, au fait que dans la loi sénégalaise, la création de partis politiques sur la base des ethnies était interdite. Mais aujourd'hui, un autre danger guette le Sénégal et ce sont les confréries religieuses et le fanatisme religieux. Car, au Sénégal, des guides religieux ont le droit de créer leurs propres partis politiques. Du coup, on se retrouve avec un guide religieux mouride avec son parti politique, un guide niassène avec son parti, un guide tidjane avec son parti. Et les politiques courent derrière ces guides religieux comme des chiens. Imaginez si un jour un de ces guides religieux parvient à devenir président de la république. Tous ces guides religieux drainent derrière eux des milliers de fidèles, les uns plus fanatiques que les autres. Les conditions d'une confrontation entre confréries religieuses sont bien réunies.
    On peut aussi se poser la question pourquoi, dans un pays comme le Nigeria, à chaque fois qu'il y a des élections, on doit s'attendre à des centaines de morts.

    Non, je crois que ce qui permettrait d'éviter les conflits, c'est que les gouvernants, en plus de donner la possibilité aux populations d'approfondir l'apprentissage des langues nationales, s'assurent qu'aucune ethnie ne soit lésée dans l'exercice du pouvoir, dans la fonction publique, etc.
    Dernière modification par Fodyé Cissé 23/05/2011 à 15h38
    • Partager
      • Partager ce post sur
      • Digg
      • Del.icio.us
      • Technorati
      • Twitter
    Sooninko, Soninkara.com est notre village "virtuel " Soninké où il y fait bon vivre, communiquer, échanger. L'Hospitalité, le respect et la solidarité sont nos valeurs. - Laisse parler les gens ... On s'en fout! - Les Chiens aboient .... la caravane passe toujours !

    http://www.waounde.com

    Réponse avec citation Réponse avec citation

  4. 23/05/2011, 17h04 #4
    Mamadou Lamine
    Mamadou Lamine est déconnecté
    Senior Member Avatar de Mamadou Lamine
    Date d'inscription
    août 2007
    Messages
    411

    Par défaut

    Citation Posté par nas Voir le message
    Mais si nous prenons les choses sur un point de vue plus général cet a dire en prenant en compte le reste des pays africain on constate que ses quelque chose qui reste de l'ordre du difficilement applicable et même dans certain cas on pourrait considéré sa comme une utopie car la majore partie des pays africain sont composer de culture et d'ethnie différente ceux qui veux dire que dans certain pays plusieurs langue traditionnelle subsiste prenons l'exemple de l'Éthiopie qui possède plus de 80 idiomes comme au Rwanda qui est un bonne exemple pour expliquer que sa peut être une source de conflit .
    Le rwanda est un des rares pays en Afrique ou les gens parlent à peu pres tous la même langue. La langue n'etait pas parmis les sources du conflit.
    Le Rwanda n'est donc pas un bonne exemple.

    Citation Posté par nas Voir le message
    Moi a titre personnelle je suis originaire de la Mauritanie qui est composer de trois communauté différente avec chacun sa propre culture et sa propre langue ceux qui va de soie mais dans l'optique de faire en sorte de ban ire le français ( Langue parler dans l'administration , l'éducation etc ....) il va falloir trancher entre la langue peul , la langue soninké et la langue arabes la réel question qui ce pose qui des deux ethnie serai prêt a mettre de coté leur langue cet a dire leur culture leur identité leur structure leur spécificité et bien la réponse est personne le soninké ne voudra pas parler une autre langue que le soninké et cela est de même pour le peul ou l'arabe mais le français par contre est accepter par les trois cans moi j'appelle sa un consensus .
    Ya pas de vrai consensus en Mauritanie.
    Ca fait longtemps que le francais est relégué au niveau de "langue de travail".
    L'Arabe est langue officielle et comme les peulhs et Soninkés refuse de mettre leur langue de coté ils se retrouvent marginalisé dans leur propre pays.
    Le maure ne parle que hassanya qui lui suffit à tous les niveaux en Mauritanie.
    Le Noir se doit de parler l'arabe ou le francais pour se faire comprendre des beydanes qui contrôlent TOUTES les institutions de l'état.
    Ou est le consensus ?


    Citation Posté par nas Voir le message
    Au final cet mesure ne peut etre appliquer dans la grande majore partie des pays africain car ces très certainement source de conflit . Une autre question ceux pose certaines de ses langues sont elles assez riche et assez évoluer au niveaux vocabulaire pour être appliquer dans ce monde contemporaine je ne le pense pas . Mais je tien pour finir a rendre hommage au senegal de léopold Sédar Senghor qui a sue apporter et donner un enrichissent supplémentaire a cet langue avec la traduction de certain poème en français et le développent de la négritude forgé pas Césaire .
    Le Swahili en Afrique de l'Est ca marche plutôt très bien !!
    Faites attention avec leur Fédération des pays d'Afrique de L'Est et l'Anglais et Swahili comme langue officielle ils vont faire mal.
    Avec nos leaders et nos mentalités nous les francafricains resterons parmis les plus pauvres sur le continent le plus pauvre pendant longtemps encore.

    Senghor pfff ...
    • Partager
      • Partager ce post sur
      • Digg
      • Del.icio.us
      • Technorati
      • Twitter
    انا من موريتانيا
    Réponse avec citation Réponse avec citation

  5. 23/05/2011, 20h09 #5
    nas
    nas est déconnecté
    Member
    Date d'inscription
    août 2006
    Messages
    80

    Par défaut

    Sacher que je net pas très apprécier la fin de votre discours ( senghor pfff...) Monsieur Lamine que je ne salut pas senghor le politicien , mais senghor l'humaniste alors rendons a césar ce qui appartiens a césar . LA CIVILISATION UNIVERSELLE , LE RENDEZ VOUS DU DONNER ET DU RECEVOIR .
    • Partager
      • Partager ce post sur
      • Digg
      • Del.icio.us
      • Technorati
      • Twitter
    Réponse avec citation Réponse avec citation

  6. 26/05/2011, 22h16 #6
    dab
    dab est déconnecté
    Senior Member Avatar de dab
    Date d'inscription
    février 2008
    Localisation
    Afrique, Europe
    Messages
    628

    Par défaut

    http://www.youtube.com/watch?v=FmwbhZEA0zkoh


    oh lalala;
    • Partager
      • Partager ce post sur
      • Digg
      • Del.icio.us
      • Technorati
      • Twitter
    Dab
    Sangé Do Falash Mura

    vive les Sonikés, vive l'Amour,
    Solidaire comme Soniké
    Social comme Soniké
    Sans frontière comme Soniké

    Il vaut mieux être berger que mouton.
    Le créateur est là pour tout le monde, il n'appartient à aucun peuple plus qu'un autre


    Infraction du profil 08/07/2008 21h50 Expiré 1 Inappropriate Language
    Réponse avec citation Réponse avec citation

  7. 11/06/2011, 19h44 #7
    Mamadou Lamine
    Mamadou Lamine est déconnecté
    Senior Member Avatar de Mamadou Lamine
    Date d'inscription
    août 2007
    Messages
    411

    Par défaut

    Au Sénégal, le français est en perte de vitesse
    30/03/2011
    Malgré le succès que remporte chaque année la Quinzaine de la francophonie à Dakar, la langue française recule au Sénégal, où les habitants lui préfèrent le wolof.

    Nichée entre deux immeubles, au fond d’une ruelle ensablée du quartier dakarois des Parcelles Assainies, l’école privée Yakaar (espoir, en wolof) accueille 400 écoliers. Dès la classe de CI (cours d’initiation), les élèves apprennent le français, la langue officielle.


    Le français en baisse

    Debout devant le tableau, deux écoliers commentent un combat de lutte. Les phrases sont courtes, et les dialogues calqués sur leur quotidien. C’est en fait la maîtresse, Khaïta Ba, qui donne l’exemple. Cette méthode, basée sur la répétition, permet d’enseigner le français à ces élèves dont la langue maternelle est le wolof.

    «Comme le français n’est pas leur langue maternelle, notre méthode consiste à partir d’une situation de communication: nous montrons une situation aux élèves (comme la lutte) et ensuite nous leur faisons répéter les dialogues jusqu’à ce qu’ils les maîtrisent», explique l’enseignante, visiblement très satisfaite par ces exercices.

    Pendant une matinée, on parle donc famille, sport et éducation dans ces cours. Les professeurs mettent l’accent sur la prononciation. Les cours sont vivants, les écoliers participent avec joie. Peu importe si l’on glisse une ou deux fautes sur l’emploi des déterminants; l’essentiel est de participer activement au cours.

    Seulement, les enseignants constatent avec amertume que malgré leurs efforts et multiples recettes, tous le reconnaissent: le niveau des élèves en français est en baisse. Et bien souvent, les enseignants ont recours au wolof pour expliquer une consigne ou donner les devoirs.

    «Les élèves ne lisent pas à la maison, cela rend l’enseignement plus difficile», se désole Bousso Guiro, une enseignante en classe de CP. «Dans la Cité Fadia [un quartier des Parcelles Assainies, ndlr] beaucoup de parents n’ont pas été instruits et ils n’incitent pas leurs enfants à pratiquer le français à la maison», poursuit-elle.

    Difficile dans de telles conditions d’appliquer les leçons apprises à l’école. Du coup, «les écoliers ne parlent français qu’à l’école, c’est insuffisant», souligne Khady Diallo, une enseignante en classe de CE1, qui s’emploie à mettre l’accent sur «la lecture, la construction des phrases pour rehausser le niveau des élèves en français».


    Le wolof l'emporte

    Dans les rues agitées de la cité Fadia, tout le monde parle wolof: des petites quincailleries, en passant par les kiosques à journaux, aux salons de coiffure. Dans sa boutique, Abdou Diallo vend ses produits cosmétiques et alimentaires en wolof.

    «Je ne parle quasiment jamais français à mes clients», reconnaît ce vendeur haalpulaar.

    Les rares fois où il entame une conversation en français, «l’interlocuteur achève la discussion en wolof», raconte-t-il en souriant. Mais en famille, Abdou Diallo communique dans sa langue maternelle, le pulaar:

    «Lorsque nous recevons des amis qui ne comprennent pas notre langue, nous passons au wolof. Mais jamais au français.»

    C’est un fait: le wolof prédomine. Il a même pris le pas sur l’usage du français, dont l'utilisation se limite désormais au travail, dans les tribunaux, l’école et certaines administrations.


    Le français trop «livresque»

    Ce phénomène inquiète les linguistes de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Pour Mamadou Cissé, fervent défenseur de la langue française, c'est la disparition d’activités culturelles autour de la langue française qui a favorisé son déclin.

    Concernant ces fréquents va-et-vient du français vers le wolof, il estime que «cela traduit une forme d’insécurité linguistique dans laquelle les gens se trouvent». Les Sénégalais seraient-ils plus à l’aise en wolof parce que cette langue reflète une culture qui leur semble plus proche, plus accessible?

    «Jusqu’à présent, nous avions une approche livresque de la langue française», explique le linguiste de l’Ucad. «Le français n’est pas une langue véhiculaire. Mais il était soutenu par de la bonne lecture, les livres étaient accessibles. Le théâtre et les loisirs en français ont disparu!»

    Aujourd’hui, les pièces de théâtre se jouent en wolof —tout comme la plupart des émissions télévisées.

    Pour répondre à cet intérêt pour les autres langues nationales, le gouvernement mène depuis 2002 une expérience pilote dans 155 classes où les élèves apprennent l’une des six langues nationales.


    Bineta Diagne
    Slate Afrique
    ^^
    Le Wolof monte en force et aujourdhui au moins 80% des sénégalais le comprennent, le francais décline.
    Doucement mais surement on va vers un unilinguisme wolof et/ou bilinguisme wolof/autre langue nationale.

    A quand la mis à l'écart du français pour langue nationale+anglais comme 1ère langue étrangère ?
    • Partager
      • Partager ce post sur
      • Digg
      • Del.icio.us
      • Technorati
      • Twitter
    انا من موريتانيا
    Réponse avec citation Réponse avec citation

  8. 11/06/2011, 23h10 #8
    Fodyé Cissé
    Fodyé Cissé est déconnecté
    Fodyé Bine Khoudjédji Avatar de Fodyé Cissé
    Date d'inscription
    juin 2006
    Localisation
    Stains
    Messages
    7 149
    Envoyer un message via MSN à Fodyé Cissé Envoyer un message via Skype™ à Fodyé Cissé

    Par défaut

    Citation Posté par Mamadou Lamine Voir le message
    ^^
    Le Wolof monte en force et aujourdhui au moins 80% des sénégalais le comprennent, le francais décline.
    Doucement mais surement on va vers un unilinguisme wolof et/ou bilinguisme wolof/autre langue nationale.

    A quand la mis à l'écart du français pour langue nationale+anglais comme 1ère langue étrangère ?
    J'ai lu cet article avec intérêt. Par contre, je crois que ce qui est entrain de prendre la place du français, ce n'est pas le woloff, le vrai. Aujourd'hui, à Dakar et dans le reste du pays, tout le monde parle cette langue qu'est le Wolofrançais. Pour moi, c'est une autre forme de créole woloffisé. C'est tout.

    Par exemple, si je vous dis: "Président dafa niew pour débloquer situation bi ak régler problèmes yi" (Le président est venu pour débloquer la situation et pour régler les problèmes).Pas besoin de connaître le wolof pour comprendre le sens de cette phrase.
    Et pourtant même des ministres, quand tu les entends parler dans le journal Wolof, c'est comme ça qu'ils parlent. Dans les émissions de TV aussi, tout le monde parle comme ça. Personne ne peut aligner une phrase sans utiliser du français. Quand on décompose ces phrases, on se rend compte que c'est souvent les mots français qui sont plus nombreux que les mots woloffs dans leurs communications.

    En ce qui concerne le déclin de la langue française, je crois que ce problème est présent même en France. Car, avec l'avènement des nouvelles technologies de l'information, les jeunes préfèrent utiliser le langage SMS pour communiquer par écrit. Ils n'ont plus le temps pour la lecture et puis même l'actualité est consommée sous d'autres formats (réseaux sociaux dont Twitter où le langage SMS est aussi utilisé à outrance). Le niveau de français baisse d'année en année dans les collèges et lycées au point d'inquiéter l'académie française. C'est vrai que le français est la langue maternelle ici en France, mais le fait que l'expression écrite de cette langue rencontre de plus en plus de problèmes inquiète plus d'un. Il suffit de voir dans l'administration, dès fois, les courriers que vous recevez sont tellement bourrés de faute que vous vous demandez si ce sont des collégiens qui les ont écrits. Or, on sait que ce sont les jeunes d'aujourd'hui qui prendront la relève demain.

    Pour revenir à l'article, je ne suis pas contre le woloff, mais, je pense que ce serait une erreur en voulant l'imposer comme la seule et unique langue que les populations doivent parler pour se comprendre. Certes, les gouvernants ne vont pas décréter que ce sera LA langue du Sénégal, mais, on voit bien qu'ils sont entrain de le faire en ne faisant rien pour les autres langues. Si tous les médias se mettent à ne parler qu'en Woloff, les autres langues nationales vont mourir à petits feux. Or, c'est surtout ça qu'il faut éviter. Ces langues nationales là font partie de notre patrimoine culturel immatériel que nous devons conserver et préserver pour qu'elles ne disparaissent pas. Mais, le problème, c'est que les gouvernants ne font rien pour ça.
    Dernière modification par Fodyé Cissé 11/06/2011 à 23h19
    • Partager
      • Partager ce post sur
      • Digg
      • Del.icio.us
      • Technorati
      • Twitter
    Sooninko, Soninkara.com est notre village "virtuel " Soninké où il y fait bon vivre, communiquer, échanger. L'Hospitalité, le respect et la solidarité sont nos valeurs. - Laisse parler les gens ... On s'en fout! - Les Chiens aboient .... la caravane passe toujours !

    http://www.waounde.com

    Réponse avec citation Réponse avec citation

« Discussion précédente | Discussion suivante »

Discussions similaires

  1. [VIDEO] Pourquoi l'Afrique n'arrive pas à se developper
    By Fodyé Cissé in forum Grand-Place
    Réponses: 2
    Dernier message: 22/06/2008, 21h11
  2. Faut abandonner la circoncision féminine
    By Taslimanga in forum Sujets Divers
    Réponses: 4
    Dernier message: 07/06/2008, 10h06
  3. Plaidoyer pour l'enseignement des langues africaines à l'école!
    By Cheikhna Mouhamed WAGUE in forum Actualités, Coupures de Presse
    Réponses: 3
    Dernier message: 11/11/2007, 20h03
  4. Est-il impossible que l’Afrique puisse se développer ?
    By Hadiya WAGUE in forum Développement Economique et Social
    Réponses: 16
    Dernier message: 26/09/2007, 21h50
  5. Les Africains doivent revoir leur mode de vie s’ils ne veulent pas mourir jeunes
    By Fodyé Cissé in forum Santé
    Réponses: 1
    Dernier message: 24/06/2007, 14h08

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas soumettre de nouveaux sujets
  • Vous ne pouvez pas soumettre ded réponses
  • Vous ne pouvez pas soumettre de pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages
  •  
  • BB code is oui
  • Les smileys sont activés : oui
  • La balise [IMG] est activée : oui
  • [VIDEO] le code est oui
  • Le code HTML peut être employé : non
  • Trackbacks are oui
  • Pingbacks are oui
  • Refbacks are oui

Forum Rules

A propos de nous
Soninkara.com est un site qui est fait entièrement par des bénévoles. Nous faisons appel à toutes les bonnes volontés soucieuses de l'interêt de promouvoir la culture Soninké de nous aider à alimenter ce site. Ce site entend constituer, sur Internet, une grande banque de données contenant autant d'informations que possible sur tout ce qui concerne l'histoire, la langue, la société, la culture et les traditions Soninké, et on peut dire qu'il (le site) est sur la bonne voie. Mais, c'est si chacun apporte sa pierre à l'édifice que nous arriverons à cet objectif le plus rapidement possible. Aussi, nous sollicitons toute personne detenant des documents ou images ayant trait à la culture Soninké et desirant les voir publiés sur ce site de nous contacter soit par leformulaire de contact : ou soit directement par email sur webmaster@soninkara.com . Il en va de même pour toute personne pouvant nous orienter vers des gens susceptibles de nous aider à enrichir ce site.
Rejoignez nous
SONINKARA
Déclaration à la CNIL n°: 818358
  • Nous contacter |
  • Soninkara |
  • Archives |
  • Haut de page
Fuseau horaire GMT +1. Il est actuellement 10h33.
Soninkara.com © Tous Droits Réservés!


1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71