http://www.youtube.com/watch?v=FmwbhZEA0zkoh
oh lalala;
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oh lalala;
Dab
Sangé Do Falash Mura
vive les Sonikés, vive l'Amour,
Solidaire comme Soniké
Social comme Soniké
Sans frontière comme Soniké
Il vaut mieux être berger que mouton.
Le créateur est là pour tout le monde, il n'appartient à aucun peuple plus qu'un autre
Infraction du profil 08/07/2008 21h50 Expiré 1 Inappropriate Language
^^Au Sénégal, le français est en perte de vitesse
30/03/2011
Malgré le succès que remporte chaque année la Quinzaine de la francophonie à Dakar, la langue française recule au Sénégal, où les habitants lui préfèrent le wolof.
Nichée entre deux immeubles, au fond d’une ruelle ensablée du quartier dakarois des Parcelles Assainies, l’école privée Yakaar (espoir, en wolof) accueille 400 écoliers. Dès la classe de CI (cours d’initiation), les élèves apprennent le français, la langue officielle.
Le français en baisse
Debout devant le tableau, deux écoliers commentent un combat de lutte. Les phrases sont courtes, et les dialogues calqués sur leur quotidien. C’est en fait la maîtresse, Khaïta Ba, qui donne l’exemple. Cette méthode, basée sur la répétition, permet d’enseigner le français à ces élèves dont la langue maternelle est le wolof.
«Comme le français n’est pas leur langue maternelle, notre méthode consiste à partir d’une situation de communication: nous montrons une situation aux élèves (comme la lutte) et ensuite nous leur faisons répéter les dialogues jusqu’à ce qu’ils les maîtrisent», explique l’enseignante, visiblement très satisfaite par ces exercices.
Pendant une matinée, on parle donc famille, sport et éducation dans ces cours. Les professeurs mettent l’accent sur la prononciation. Les cours sont vivants, les écoliers participent avec joie. Peu importe si l’on glisse une ou deux fautes sur l’emploi des déterminants; l’essentiel est de participer activement au cours.
Seulement, les enseignants constatent avec amertume que malgré leurs efforts et multiples recettes, tous le reconnaissent: le niveau des élèves en français est en baisse. Et bien souvent, les enseignants ont recours au wolof pour expliquer une consigne ou donner les devoirs.
«Les élèves ne lisent pas à la maison, cela rend l’enseignement plus difficile», se désole Bousso Guiro, une enseignante en classe de CP. «Dans la Cité Fadia [un quartier des Parcelles Assainies, ndlr] beaucoup de parents n’ont pas été instruits et ils n’incitent pas leurs enfants à pratiquer le français à la maison», poursuit-elle.
Difficile dans de telles conditions d’appliquer les leçons apprises à l’école. Du coup, «les écoliers ne parlent français qu’à l’école, c’est insuffisant», souligne Khady Diallo, une enseignante en classe de CE1, qui s’emploie à mettre l’accent sur «la lecture, la construction des phrases pour rehausser le niveau des élèves en français».
Le wolof l'emporte
Dans les rues agitées de la cité Fadia, tout le monde parle wolof: des petites quincailleries, en passant par les kiosques à journaux, aux salons de coiffure. Dans sa boutique, Abdou Diallo vend ses produits cosmétiques et alimentaires en wolof.
«Je ne parle quasiment jamais français à mes clients», reconnaît ce vendeur haalpulaar.
Les rares fois où il entame une conversation en français, «l’interlocuteur achève la discussion en wolof», raconte-t-il en souriant. Mais en famille, Abdou Diallo communique dans sa langue maternelle, le pulaar:
«Lorsque nous recevons des amis qui ne comprennent pas notre langue, nous passons au wolof. Mais jamais au français.»
C’est un fait: le wolof prédomine. Il a même pris le pas sur l’usage du français, dont l'utilisation se limite désormais au travail, dans les tribunaux, l’école et certaines administrations.
Le français trop «livresque»
Ce phénomène inquiète les linguistes de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Pour Mamadou Cissé, fervent défenseur de la langue française, c'est la disparition d’activités culturelles autour de la langue française qui a favorisé son déclin.
Concernant ces fréquents va-et-vient du français vers le wolof, il estime que «cela traduit une forme d’insécurité linguistique dans laquelle les gens se trouvent». Les Sénégalais seraient-ils plus à l’aise en wolof parce que cette langue reflète une culture qui leur semble plus proche, plus accessible?
«Jusqu’à présent, nous avions une approche livresque de la langue française», explique le linguiste de l’Ucad. «Le français n’est pas une langue véhiculaire. Mais il était soutenu par de la bonne lecture, les livres étaient accessibles. Le théâtre et les loisirs en français ont disparu!»
Aujourd’hui, les pièces de théâtre se jouent en wolof —tout comme la plupart des émissions télévisées.
Pour répondre à cet intérêt pour les autres langues nationales, le gouvernement mène depuis 2002 une expérience pilote dans 155 classes où les élèves apprennent l’une des six langues nationales.
Bineta Diagne
Slate Afrique
Le Wolof monte en force et aujourdhui au moins 80% des sénégalais le comprennent, le francais décline.
Doucement mais surement on va vers un unilinguisme wolof et/ou bilinguisme wolof/autre langue nationale.
A quand la mis à l'écart du français pour langue nationale+anglais comme 1ère langue étrangère ?
انا من موريتانيا
J'ai lu cet article avec intérêt. Par contre, je crois que ce qui est entrain de prendre la place du français, ce n'est pas le woloff, le vrai. Aujourd'hui, à Dakar et dans le reste du pays, tout le monde parle cette langue qu'est le Wolofrançais. Pour moi, c'est une autre forme de créole woloffisé. C'est tout.
Par exemple, si je vous dis: "Président dafa niew pour débloquer situation bi ak régler problèmes yi" (Le président est venu pour débloquer la situation et pour régler les problèmes).Pas besoin de connaître le wolof pour comprendre le sens de cette phrase.
Et pourtant même des ministres, quand tu les entends parler dans le journal Wolof, c'est comme ça qu'ils parlent. Dans les émissions de TV aussi, tout le monde parle comme ça. Personne ne peut aligner une phrase sans utiliser du français. Quand on décompose ces phrases, on se rend compte que c'est souvent les mots français qui sont plus nombreux que les mots woloffs dans leurs communications.
En ce qui concerne le déclin de la langue française, je crois que ce problème est présent même en France. Car, avec l'avènement des nouvelles technologies de l'information, les jeunes préfèrent utiliser le langage SMS pour communiquer par écrit. Ils n'ont plus le temps pour la lecture et puis même l'actualité est consommée sous d'autres formats (réseaux sociaux dont Twitter où le langage SMS est aussi utilisé à outrance). Le niveau de français baisse d'année en année dans les collèges et lycées au point d'inquiéter l'académie française. C'est vrai que le français est la langue maternelle ici en France, mais le fait que l'expression écrite de cette langue rencontre de plus en plus de problèmes inquiète plus d'un. Il suffit de voir dans l'administration, dès fois, les courriers que vous recevez sont tellement bourrés de faute que vous vous demandez si ce sont des collégiens qui les ont écrits. Or, on sait que ce sont les jeunes d'aujourd'hui qui prendront la relève demain.
Pour revenir à l'article, je ne suis pas contre le woloff, mais, je pense que ce serait une erreur en voulant l'imposer comme la seule et unique langue que les populations doivent parler pour se comprendre. Certes, les gouvernants ne vont pas décréter que ce sera LA langue du Sénégal, mais, on voit bien qu'ils sont entrain de le faire en ne faisant rien pour les autres langues. Si tous les médias se mettent à ne parler qu'en Woloff, les autres langues nationales vont mourir à petits feux. Or, c'est surtout ça qu'il faut éviter. Ces langues nationales là font partie de notre patrimoine culturel immatériel que nous devons conserver et préserver pour qu'elles ne disparaissent pas. Mais, le problème, c'est que les gouvernants ne font rien pour ça.
Dernière modification par Fodyé Cissé 11/06/2011 à 23h19
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