Je pense que beaucoup de jeunes dans nos villages veulent et peuvent être de veritables Self Made man si on leur accorde la confiance.
Je pense que beaucoup de jeunes dans nos villages veulent et peuvent être de veritables Self Made man si on leur accorde la confiance.
FB : bakelinfo departement de Bakel
Justement la confiance c'est bien le maître mot de l'histoire.
Parfois je pense que ce n'est pas l'envie qui manque, mais trouver les personnes dignes de confiance lorsqu'il s'agit d'argent à investir c'est parfois perilleux comme exercice car bien que la plupart du temps il s'agit de travailler avec des membres de la famille, on connais tous le pouvoir devastateur qu'il engendre.
Il faut en mon sens, il faut tâter le terrain avant d'entreprendre quoi que ce soit pour ne pas de tomber de haut.
PEACE
Personne ne peut passer une chaîne à la cheville de son compagnon humain sans finir pas se nouer l'autre bout autour du cou.
Frederick Douglass
Les 2 principales raisons qui freinent les émigrés Soninké à investir au village sont les suivantes :
1- Si l'émigré confie son affaire à un parent (frère, cousin, etc...) et que ce dernier bouffe tout l'argent, les membres de la famille de l'émigré seront les 1ers à venir le voir, lui demandant de pardonner au fautif.
2- Si l'émigré confie son affaire à une autre personne qu'un membre de sa famille, sachant qu'il a des frères / cousins qui sont là, eh bien, là encore, on lui créera tous les problèmes du monde.
Sooninko, Soninkara.com est notre village "virtuel " Soninké où il y fait bon vivre, communiquer, échanger. L'Hospitalité, le respect et la solidarité sont nos valeurs. - Laisse parler les gens ... On s'en fout! - Les Chiens aboient .... la caravane passe toujours !
http://www.waounde.com
Personne ne peut passer une chaîne à la cheville de son compagnon humain sans finir pas se nouer l'autre bout autour du cou.
Frederick Douglass
Salam
Fodyé,
C'est une vérité implacable que tu viens de souligner.
Personnellement je prendrai la deuxième hypothèse si j'ai plus de confiance. Au préalable je testerais mes proches sur des projets moindres afin de voir leur motivation, leur serieux et leur abnégation à vouloir sortir de la galère. Si par malheur, ils jouent au chat et à la souris avec moi, je les ignore et confie mes projets à qui j'ai plus confiance.
Déjà, actuellement j'ai pas de projets mais pour confier de l'argent ou faire des commissions d'argent j'envoie à un ami en qui j'ai confiance pourtant j'ai des cousins et frères.
Dans le business, il n y a pas d'amis , de frères. Il faut que les Soninkés incorporent cette donne dans leurs projets.
Dernière modification par makalou 07/06/2008 à 19h45
FB : bakelinfo departement de Bakel
S'ajoute à cela que les jeunes Soninké, au village, refusent souvent certains métiers qu'ils considèrent comme dévalorisants; tout le monde espérant un jour mettre un pied en France.
Résultat, ce sont les "étrangers" qui font ces boulots de menuisiers, de maçons, de ferrailleurs, etc...
A part cultiver la terre pendant la saison des pluies, beaucoup de ces jeunes Soninké sont bons à rien. Et encore, beaucoup de familles ne cultivent même plus leurs terres.
Quand il n'y a pas d'école, ils passent toute la journée à jouer au Foot et à boire du thé '"warga".
Pire, ceux qui ont les papiers français ne foutent généralement rien à l'école, car, ils ont en tête que quoi qu'il arrive, ils partiront en France, l'eldorado.
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Salam
C'est triste mais c'est vrai.
D'ailleurs car je fais des remontrances à des jeunes de mon âge au Tel ou sur msn, leur réaction est brutale.
<< Arretez de nous prendre la tête, vous etiez là comme nous. Nous n'avez pas à songer à tel ou tel metier... Vous avez gouté aux euros et vous croyez que la grâce d'Allah se limite à vous. Un jour, on ira comme vous en France. D'ici là, on boit du thé, on gère les filles parce que :
A mi jogno nia a ti légueri no ya ( on est pas les premiers et nous ne serons pas les derniers ).>>.
Cultiver la terre est devenu pour un jeune de nos villages un travail devalorisant. Ce qui vont aux champs sont contraints d'y aller parce que y a un vieux, un frere , un oncle autoritaire.
Dans les maisons où l'autorité est tenue par les jeunes, l'hivernage est pareil que la saison seche, la seule difference est qu'il y a la pluie.
Pour ce qui est des jeunes qui ont espoir d'avoir une nationalité, faire des etudes au Pays n'a pas de sens.
Combien de jeunes Diawarankos, Mouderinkos de ma clase disaient:
<< Nous sommes là juste pour faire passer du temps en attendant d'avoir nos papiers>>. Ils etaient nombreux. Comme ils ont cette idée en tête, les etudes deviennent un amusement et les profs sont pris souvent à partie.
Ils font tout pour se faire exclure.
C'etait drôle parce que je me voyais pas dans leurs delires malgré que j'avais espoir d'avoir ma nationalité comme eux.
Mais ma philosophie etait : << Rien ne sert de courrir, il faut partir à point.>>.
Hélàs, beaucoup de jeunes n'ont pas pu decrocher un diplôme à cause des ces idéos pareils.
C'est triste. D'un coté, les enfants sont fautifs mais les parents immigrés ont aussi une part de responsabilité.
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