Citation Posté par Cheikhna Mouhamed WAGUE Voir le message
Bonjour!

Je suis très d'accord avec toi sur ce point que le culte de l'excellence, de la compétence, de l'honnêteté doit supplanter les considérations statutaires aussi bien au niveau associatif que dans les autres domaines de la vie.

Mais il est cependant important de noter que depuis la "démocratisation" des années 1990 ou le principe "un homme une voix" est devenu la règle d'or, nombre de gens issus des anciennes couches sociales défavorisées veulent coute que coute avoir des responsabilités dans les villages, et ce, même s'ils n'ont aucune compétence. C'est le problème qui se pose à Kaédi. Quand on confie les affaires de la cité aux hooro qui savent lire, écrire, discuter avec les autorités locales aussi bien en arabe qu'en français, les komo se disent écartés. Ils jouent sur leur nombre, en disant si vous n'intégrez pas quelqu'un d'entre "nous", pour reprendre leurs termes, nous allons faire un coalition avec les Halpular'en lors des élections municipales contre vous. Que du chantage de ce genre. C'est dire que je suis d'accord que seules compétences soient promues dans les associations, mais à la condition que les associations ne soient pas un terrain de quête de légitimation et d'ascension sociale pour les anciennes couches serviles, ce qui fait qu'aujourd'hui beaucoup et beaucoup de projets meurent dans l'œuf. Pour le reste, je suis d'accord avec toi.
Outre cette question de caste, il y a d'autres aspects de notre société qui sont aussi des freins :
- Lé gérontocratie : dans certains villages, seul le règne des vieux compte
- L'absence des femmes : chose assez étonnante quand on sait qu'elles sont en première dans la mise de certaines acativités dans nos village(jardins maraichers etc....) et que leur parole est peu ou voir quasiment inexistante!