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Organisation Sociale

«Respect 93 »:La polygamie néfaste pour les femmes et les enfants

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21-12-2009
«Respect 93 »:La polygamie néfaste pour les femmes et les enfants

En France un rapport conclut que la polygamie est « destructrice pour les femmes et les enfants» qui la subissent. Ces derniers ne peuvent bénéficier de l'éducation qu'ils devraient recevoir, ils sont très tôt privés de leur futur et ils n'ont que peu de chance de vivre une vie normale. Ces victimes n'ont pas choisi ce destin, mais il s'impose à eux sous les formes les plus dures : inégalité dans le mariage et soumission pour les femmes, renoncement aux droits fondamentaux à l'intimité, privation d'une éducation digne de ce nom, misère matérielle, peur du lendemain. Son auteur Sonia Imloul, notamment responsable d'une association de prévention de la délinquance, critique « l'absence de données fiables » sur la polygamie. Il y aurait entre 30 000 et 50 000 familles polygames en France, selon Sonia Imloul responsable de l'association «Respect 93 » en région parisienne et ancienne membre du Conseil économique et social. Interdite en France depuis la loi de 1993 dans le cadre des regoupements familiaux, la polygamie est pourtant encore pratiquée essentiellement par des familles originaires d'Afrique noire. L'origine du mot est à chercher dans le grec ancien: de poly(plusieurs) et gamos (mariage). Dans les sociétés où la polygamie est reconnue(50 pays environs) un homme peut épouser plusieurs femmes. Le phénomène semble être (aussi vieux que l'histoire de l'humanité)soulignait la Commission consultative des Droits de l'homme dans son rapport sur le sujet en 2006, qui citait parmi les causes probables et antiques la volonté d'une descendance nombreuse et la nécessité de composer(à l'époque)avec une forte mortalité des femmes et des enfants en bas âge. Souvent considérée comme une fatalité les autorités publiques ont du mal à la combattre. Elle suscite les pires fantasmes dans l'opinion. Pour Sonia Imloul, il est urgent de lever le tabou et de dénoncer le caractère dévastateur de la polygamie sur les femmes et surtout sur les enfants. Dans ce rapport, l'auteure avance aussi des mesures, notamment pour relancer la politique de décohabitation des co-épouses afin de leur permettre d'aller vivre ailleurs avec leurs enfants ainsi que l'obtention d'un titre de séjour.

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La célébration de la Tabaski en pays Soninké : Suite et Fin

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22-11-2009
La célébration de la Tabaski en pays Soninké : Suite et Fin

Dès l'aube, ls garçons détachaient les béliers et prenaient la route du fleuve. C'est la fête du mouton. Les berges du fleuve devenaient alors un lieu de concert de bèlements. Le mouton se voyait à perte de vue. Chaque maison pouvait avoir en son sein quatre voire cinq béliers. Chaque adulte qui avait les moyens se payait un bélier pour le sacrifice. Les groupes de jeunes descendaient ainsi avec une horde de béliers au fleuve et snobaient leurs copains qui en possédaient qu'un seul. " Le leyia " ( Mouton de sacrifice ) devait être gros et gras. Enfant, j'avais une chance inouie. Mon grand père avait toujours le plus gros mouton de la ville. Etant Imam de la mosquée et devant présider la prière de l'Aïd, il devait toujours trouver un mouton à la hauteur de l'évênement. Plus souvent, ce mouton était un " Batundo". Il avait un élevage de mouton de bonne race. Annuellement, les brebis mettaient bas de jolis agneaux. On les nourrissaient et les entretenaient quotidiennement. On savait tous que ces moutons devaient être à la hauteur avant la fête. Pendant deux ans, les " Batundo " avaient le droit de circuler dans la maison et mangeaient à leur guise. Du mil, de bonnes herbes, des feuilles de patates et de maïs faisaient souvent leur régal. Ils devenaient gros et gras. On leur donnait souvent des noms tels que : Diambar, Lion, Malick, Almoudo... Ces moutons faisaient partie intégrate de notre vie. Nous snobons nos copains qui n'avaient pas la chance d'avoir de gros béliers chez eux. Généralement, leurs parents se contentaient d'avoir un mouton moyen sans caractéristiques particulières. Au fleuve, pour marquer les esprits, nous détachions les gros béliers et s'adonnions à des "battles " de moutons. Les chocs étaient violents. Certains béliers perdaient leurs cornes. Nous rigolions et chambrions les propriétaires des moutons déchus. Un moment de pur délire. Nous lavions les moutons en rigolant, en se baignant et en se chamaillant. Les plus moqueurs pointeront du doigt les maigres moutons ainsi que les brebis. Ce serait une suicide de descendre avec une chèvre le jour de la Tabaski. Quelques heures plus tard, nous rentrions chez nous et nous nous preparions pour la grande prière matinale de "l'Aïd el Kébir". Un festival de grands boubous. Pendant que les uns mettaient des " Sabador Ganila " bien brodés, d'autres plus humbles se contentaient de " Sabador " en Wax ou en " Tergal".

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La célébration de la Tabaski en pays Soninké : 1ère partie

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20-11-2009
La célébration de la Tabaski en pays Soninké : 1ère partie

" An ti faka ma banno" dit-on en Soninké. Depuis belle lurette, la fête de la Tabaski ou "fête du mouton" est un moment de pure gourmandise. Le " Banoo " est une fête du calendrier musulman célébrant l'acte de piété du prophète Ibrahim envers notre Seigneur. Ce saint homme avait vu en songe un sacrifice qu'il commetait au nom de Dieu : Egorger son fils Ismaïl. En mettant son cauchemar en pratique, Dieu lui envoya un mouton et epargna la vie de son fils. "L'Aïd el-Kebir" ou "Aid al-Kabir" (signifiant littéralement « la grande fête »), est la fête la plus importante de l'islam. L'appellation islamique provenant des hadiths est « fête du sacrifice » ou "Aïd al-Adha" (en arabe ) cet "aïd" marque chaque année la fin du "hajj" ( Pélérinage). Il a lieu le 10 du mois de "dhou al-hijja", le dernier du calendrier musulman, après "waqfat Arafa", ou "station sur le Mont Arafat". Elle est célébrée en grande pompe chez les Soninkés, un peuple à 99.99% musulmans. Dans le Gajaaga, cette fête se prépare quelques mois avant la date. Chaque tranche d'âge avait une série d'opérations à effectuer pour la bonne réussite de l'evênement religieux. Les jeunes aimaient particulièrement les préparatifs. Chaque groupe de jeunes devait fixer une cotisation et également établir une liste des besoins en équipement mobilier et sonographique. Pour s'acquitter de la cotisation, chaque jeune devait se débrouiller à sa manière si ces parents ne pouvaient pas lui assurer la somme. Pendant que certains investissaient la brousse à la recherche de fagôts de bois et de fruits comestibles, les autres investissaient les plages des villages à la recherche d'herbe " Diguitié" pour la vente. Ces activités permettaient aux jeunes de financer les besoins de leur groupe ou "Club". Autrefois, la principale source de revenus des jeunes était : " Le Leijir " ( Cultiver les champs en contrepartie de rénumération ). Les groupes bien structurés amassaient de l'argent durant l'hivernage par ce biais pour assurer l'indépendance du " club". Parfois, ils organisaient également des matchs de football avec d'autres quartiers voisins pour récolter des fonds qui leurs permettraient de s'assumer lors des fêtes telle que la Tabaski. En marge de ces préparatifs, chaque parent devait subvenir aux besoins de sa progéniture. Ainsi, à l'approche des fêtes, chaque famille devait amener ses enfants chez le tailleur pour la confection de leurs boubous. Les parents craignaient cette opération. Si les garçons etaient moins éxigents, les filles causaient quant à elles d'énormes soucis. En effet, un " sabador " et une paire de babouches ( " Moukouni" ) plairaient au garçon tandis qu'une fille demanderait au moins deux modèles de boubous à la mode. Leur choix était difficile. Elles se renseignaient très souvent auprès de leurs copines avant toute confection tout en ignorant que les portefeuilles n'ont pas la même valeur.

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Aperçu sur la femme Soninké d'autrefois

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22-09-2009
Aperçu sur la femme Soninké d'autrefois

En Afrique, une maison sans femme est une maison sans enthousiasme. Depuis la naissance de Lucie en Afrique Australe, le rôle des femmes ne cesse de changer au sein de la famille africaine. Dans le monde Soninké, la place de la femme était dans son foyer. Elle avait un rôle de gardienne et de stabilisateur de la famille. Une bonne femme soninké se réveillait toujours aux aurores, et ce même en plein hiver. Ses principales activités matinales: la préparation de la bouillie " Sonbi", l'approvisionnement en eau, le balayage des différents coins de la concession. Dès l’aube, les femmes parcouraient des kilomètres pour puiser de l'eau potable dans les mares, rivières ou puits du village munie de leurs bassines et de " Kulaade " (tissu retordu servant à porter des charges sur la tête). Enfants, pendant l'hiver, ces pas condensés nous faisaient bondir de nos lits et nous nous précipitions pour prendre place autour du feu matinal qu'elles avaient déjà installé. Nous l'appelions " taxamuye ", c'est le chauffage à l'africaine. Pendant que nous nous racontions nos frasques enfantines, elles s’occupaient du petit déjeuner ou pilaient le mil. Elles avaient rarement une minute pour elles. Après le repas, elles descendaient au fleuve pour laver le linge ou la vaisselle... pendant que les hommes prenaient le chemin des champs. La vie des femmes Soninké était rythmée par leurs tâches ménagères. Quand elles revenaient du fleuve, elles allaient directement à la cuisine pour chauffer le " bawuya " (Plat soninké à base de couscous et de dere ) que les jeunes enfants devaient amener aux champs. Contrairement à la bouillie, le" bawuya" se prépare la veille. Après les repas matinaux, elles s'accordaient une petite pause et en profitaient souvent pour prendre le bain matinal. Vers dix heures, elles prenaient le chemin du marché. Calebasses à la main, elles sillonnaient les marchés du village à la recherche de bon poisson et de viande.. Elles avaient naturellement leurs fournisseurs habituels qui leur préparaient en amont les bons produits frais et abondants. L'argent de la dépense quotidienne était à dépenser avec parcimonie. Quand il était mal utilisé, il pouvait être l'objet de scènes de ménages. La femme devait se contenter de ce que l'homme lui donnait quotidiennement, voire mettre la main à la poche pour rehausser la qualité de son panier.

 


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Interview ] Polygamie - La pièce de théâtre " Polymachin " reflète la société sénégalaise

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08-03-2009
Interview ] Polygamie - La pièce de théâtre " Polymachin " reflète la société sénégalaise

DAKAR, 7 mars (Xinhua) -- Dans la pièce de théâtre intitulée " Polymachin", présentée tout dernièrement à guichets fermés à Dakar, la compagnie sénégalaise, les Cruellas, aborde sans concession le  thème de la polygamie dans la société sénégalaise. Les deux  comédiennes, Marième Faye et Mada Ndiaye, y évoquent, sur un ton  cocasse et décalé, la manière dont femmes et enfants vivent ce  phénomène. 

Xinhua: Pourquoi avoir choisi de monter une pièce sur la  polygamie? 

Marième Faye : Parce que ce sujet nous tient à coeur. Nous  parlons déjà des femmes en général, des relations entre les hommes et les femmes, etc. La polygamie est un sujet qu'il fallait  montrer d'une autre manière que ce qui a déjà été fait par  d'autres artistes. Dans "Polymachin", nous l'abordons du point de  vue des enfants qui l'ont vécue et de femmes qui en souffrent.   

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