Ce document est une présentation que le professeur Mamadou Soumaré a faite dans le cadre du Festival International Soninké à Kayes (2ème édition) et qu'il a bien voulu mettre à la disposition des soninkaranautes :-) .
L’APPELLATION SONINKÉ
L’appellation Soninké: vocable utilisé par les Soninkés pour designer leur identité ethnique. Selon la légende, les traditions orales, SONNA serait la ville natale de Mama Dinga, le patriarche des Soninkés. SONINKE serait alors « l’habitant de SONNA ou SONNI ». La localisation du site reste à prouver scientifiquement. On constate cependant des traces de cette appellation dans plusieurs localités du Mali.
SONINKE = SARAKHOLLE
La dénomination Sarakhollé est utilisée par les wolofs, les Français et son équivalent chez les gambiens est « Serewulli » ou « Sarawulli ». Selon certains, « Sarakhollé » serait une expression wolof signifiant « parler de la gorge » à cause des sons gutturaux abondants dans le parler Sonninké. Selon d’autres, il s’agit d’une expression Soninké « sare – xulle » signifiant « personne de teint clair ou homme blanc ». En effet, la tradition orale attribut au Soninké une origine blanche, yemenite, hindoue, égyptienne, etc…
SONINKE = SARAKHOLLE (Suite/Fin)
Quant à l’hypothèse linguistique, le mot sarakholé serait la résultante d’un procedé phonétique appelé métathèse, c’est-à-dire un procédé d’inversion portant sur des syllabes ou des mots dans la langue. Donc, « Saraxulle » serait dérivé de « Sara – xulle » signifiant mot-à-mot « personne – rivière ». Ce serait donc « xolle – sare » « homme des rivière » qui par métathèse est devenue « sara – xulle ». Ce phénomène est fréquent en Soninké. Exemples: gijin – pare = farin – gije (phacochère) nyaaxame = nyamaxe (repas du soir) nyaxamala = nyamaxala (gens de caste)
Micro Trottoir :Les jeunes issus de l'immigration subsaharienne en France face à l'écueil des castes
23-12-2011
Comme à son habitude, le site soninkara.com est allé à la rencontre de jeunes issus de l'immigration subsaharienne pour évoquer des sujets qui minent leurs quotidiens comme dans ce cas précis " l'épineux système des hierarchies sociales". En marge de Miss Mali France, le site a recueilli quelques témoignages.
Les migrants ont-ils des manières particulières d'habiter? l'exemple Soninké, par Élodie Razy
21-12-2011
Les migrants ont-ils des manières particulières d’habiter ?
L'exemple Soninké.
Par Élodie Razy Ecrire sur le logement des immigrés présuppose que celui-ci présente des particularités et l’approche de ce thème s’inscrit dans un contexte général de stigmatisation de l’immigration fondée sur des raisonnements circulaires qui confondent souvent causes et conséquences. Je ne m’attarderai pas ici sur les idées préconçues et les données bien connues concernant l’habitat insalubre et la surpopulation (cf. autres articles du présent numéro), mais chercherai les éventuelles spécificités « ailleurs », là où on ne s’attend pas nécessairement à les trouver.
Pour ma part, je tenterai donc plutôt d’apporter des éléments de réponse aux questions suivantes : est-ce que les immigrés ont une manière particulière « d’habiter » ? Comment investissent-ils les logements en France, notamment au regard de leurs « modes d’habiter » antérieurs ? Quel rôle jouent les techniques du corps liées au sommeil et à l’alimentation dans l’occupation de l’habitation ?
Qu’on ne s’y méprenne pas, la mise en perspective de la problématique du logement des immigrés avec la situation dans le pays d’origine n’a pas de visée explicative de type culturaliste, mais participe plutôt d’une approche globale du parcours migratoire et du migrant lui-même. Loin de prétendre fournir un modèle pseudo-originel que le migrant tenterait de reproduire en France, cette approche doit permettre de se faire une idée du contexte dans lequel les migrants ont grandi, de mieux saisir d’où ils sont partis et comment ils composent, corporellement et relationnellement, avec et entre les différents espaces qu’ils habitent ou ont habités. Il ne s’agit donc ni de postuler un rapport homogène des migrants à leur société d’origine (Ortigues 1993 : 22), ni « […] d’enfermer le sujet dans une tradition alors même que sa démarche de migrant le pousse vers une individualisation plus poussée avec ses risques et ses ruptures possibles » (Rabain 2000).
[VIDEO] Le Festival International Soninké 2011 de Kayes
20-12-2011
L'ORTM avait consacré un JT spécial sur le Festival International Soninké 2011 de Kayes qui eut lieu au mois de février dernier.
Ce festival était organisé par les associations: APS, Kantan Sigui, Soninkara.com, AASF, Soninkara Taalibo, AJSF, AMKM, ASK, Wanago, Soninkara Dema, Sumpu Kafo, AGDK, ASK, SIL, URCAK, etc.