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Environnement
MALI: Au-delà de la sécheresse: "Les familles disparaîtront"
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16-04-2012 |
 « C’est la sécheresse qui a fait fuir les gens », a dit Ousmane Touré, un habitant de Kayes, une ville située à 450 kilomètres au nord-ouest de Bamako, la capitale du Mali. En autobus, il faut 10 heures pour faire le trajet et traverser les terres desséchées de l’ouest du Sahel. « Il y a toujours eu une tradition d’émigration, mais ce n’est que lorsque les récoltes ont été mauvaises, dans les années 1970, qu’on a assisté à un exode massif. Comme il n’y avait pas suffisamment à manger pour tout le monde, certains ont décidé de partir pour la France, l’Allemagne ou les États-Unis. Ils savaient que c’était la seule façon de nourrir les membres de leur famille restés à Kayes. Nous assistons au même phénomène cette année. »
M. Touré est à la tête de l’Association des migrants de retour à Kayes (AMRK), une organisation d’aide sociale qui tente de fournir, à court terme, conseils et hébergement à ceux qui reviennent dans cette région du pays. Les rapatriés, en particulier les Soninké, une ethnie présente au Mali, au Sénégal, en Mauritanie, en Gambie et en Guinée-Bissau, ont joué un rôle important dans le développement de l’ouest du Mali grâce à leurs envois de fonds et autres transferts d’argent. Ils ont en effet donné au pays une base économique et une identité plus fortes. Nombre d’entre eux ont été déportés après que de nouvelles restrictions en matière d’immigration ont été imposées en France et dans d’autres pays.
« Les émigrants étaient bien organisés. Ils se sont toujours assurés que leur argent revenait à la communauté et servait à bâtir des cliniques, des écoles et même des routes », a dit M. Touré. La crise économique en Europe et le renforcement des contrôles d’immigration ont cependant eu de graves conséquences, et les villages pauvres ne peuvent plus compter sur le même niveau de soutien.
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Découverte d’importants gisements miniers au Sahara Occidental
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Tambacounda : les exploitations familiales du Niani ont augmenté leur production en 5 ans
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15-11-2010 |
Les exploitations agricoles familiales de la zone du Niani (Tambacounda, est) ont vu leur production augmenter, du fait d’une évolution de leurs pratiques, suite à une expérience d’appui-conseil mise en œuvre depuis cinq ans par la Fédération des organisations non gouvernementales du Sénégal (FONGS), a révélé Ousseynou Gory coordonnateur régional de cette structure. Le responsable régional de la FONGS a indiqué, samedi à Tambacounda, qu’une étude réalisée par la structure sur les exploitations familiales, a montré que dans la zone du Niani (département de Koumpentoum), les exploitations agricoles familiales, aidées d’une pluviométrie abondante, "se pratiquent bien", liant l’agriculture à l’élevage. La taille des familles dans cette zone est de "7 membres au minimum", a-t-il noté en marge d’une réunion d’information et de partage, en prélude à un forum sur les exploitations familiales prévu du 29 novembre au 1-er décembre à Dakar. Ce développement a été noté, avec la mise en œuvre d’un programme d’appui-conseil mandaté par le Cadre national de concertation des ruraux (CNCR) dont la FONGS fait partie intégrante, a souligné M. Gory. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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« On ne veut pas jouer les justiciers mais joindre l’utile à l’agréable »
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16-08-2010 |
 Les camionnettes ont quitté Pierrefitte dans la nuit de vendredi à samedi, pour un long, très long voyage. C’est la troisième édition du Road Tree’p, dont les participants ont planté l’an dernier 600 arbres pour lutter contre la désertification au Mali, au Maroc et en Mauritanie. A l’origine de cette initiative, Sadia Diawara, jeune écrivain et militant, qui revendique un voyage « solidaire », pas humanitaire (qu’on peut suivre au jour le jour sur le blog http://roadtreep.over-blog.com).
Comment va se passer ce voyage ? SADIA DIAWARA. Nous sommes 24 personnes, de 17 à 57 ans. On part avec des camions et on rentrera en avion. On donnera les véhicules sur place à des associations, qui les utiliseront pour le ramassage des ordures, ou comme infirmerie mobile. L’idée n’est pas de faire de l’assistanat. On ne débarque pas avec des arbres à planter. On les achètera sur place après avoir discuté avec les habitants des espèces à choisir.
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Terreau - Adaptation communautaire : au-delà de l’archéologie des savoirs endogènes sur le climat
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15-08-2010 |
 Dans cette région naturelle du Guidimakha, terroir d’histoires plurielles et zone de confluence sur l’axe Bakel-Kayes, à cheval sur les trois pays que sont le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, les experts développeurs vont à l’école... des populations locales. On pourrait, en effet, parler ici, sans tomber dans la simple clause de style, de leçons de pragmatisme des savoirs et modèles locaux d’adaptation tellement est manifeste l’intérêt que présente au plan heuristique et de la recherche-action la région appelée aussi le « Gadiaga-Boundou ».
Du fait de la crise écologique multiforme consécutive aux impacts de la variabilité climatique sur l’environnement qui y sévit, l’intérêt pour cette zone, des chercheurs travaillant sur les changements climatiques, est d’autant plus prégnant encore que les populations y vivant et qui sont affectées par cette crise s’investissent, en vue de s’adapter et de développer des stratégies propres leur permettant de faire face.
Dans cette zone et du fait de la raréfaction des pluies, la plupart des sols, jadis cultivables, ne sont plus aptes aux cultures. « Nous cultivons dans les endroits où jadis nous pêchions », disent les paysans eux-mêmes. Exposés à la vulnérabilité et à l’insécurité alimentaire, ils ne restent pas cependant sans apporter une réponse aux affres des changements du climat.
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