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Géographie
Les villes anciennes de la Mauritanie,Un patrimoine culturel national et de l’humanité
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21-01-2010 |
Les civilisations passent mais elles laissent toujours des traces qui jalonnent leur chemin. Ces marques indélébiles peuvent subsister comme des résidus culturels qui apparaissent dans la langue parlée, le vêtement, les manières, les gestes et tant d’autres manifestations culturelles de ce genre. Elles sont cependant difficilement repérables, surtout dans un contexte de mélange de cultures et de civilisations. Seuls les initiés savent lire et déterminer les origines de ces comportements culturels selon les époques de l’évolution de la société des Hommes. Néanmoins, l’aspect le plus visible et le plus parlant d’un passé historique reste à nos jours les vestiges d’une civilisation. En cela, la Mauritanie regorge de richesses énormes. Le pays compte parmi les plus belles choses léguées par l’histoire : des villes anciennes, témoins d’une prospérité culturelle d’une région qui, située à l’intersection des grands axes caravaniers, relia longtemps le Maghreb et le Sahel. Fondées aux 2ème – 6ème siècles de l’Hégire (9ème – 13ème siècles après J.C), les cités de Ouadane, Chinguetti, Tichitt et Oualata étaient le carrefour intellectuel où se rencontraient l’Andalousie et l’Afrique profonde. Cette région s’ouvrait simultanément au commerce des biens et à l’échange des connaissances. Elle sut devenir par elle-même, et grâce au brassage de cultures, un foyer de création et d’inspiration, un cadre rayonnant aussi bien d’une intense vie religieuse, que de nombreuses activités scientifiques et artistiques. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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Les cultures de décrue ou " Folo " dans la région Soninke du Gajaaga
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12-01-2009 |
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Pendant la saison de pluies, le fleuve Sénégal sort de son lit et vient caresser les murs des maisons côtières du Gajaaga. C'est la période de crue. La crue est le fait qu'un cours d'eau déborde de son lit, après de fortes pluies, une fracture terrestre en profondeur qui libère des nappes phréatiques. L'eau devient trouble et abondant. Il ressemble à du café au lait. Hommes et femmes délaissent le fleuve dans lequel défilent animaux sauvages et troncs d’arbre. On interdit aux enfants d'aller se baigner aux fleuves. Seuls quelques amoureux de la pêche sillonnent quelques differents coins du fleuve. Armés de cannes à pêche et de vers de terre, les pêcheurs envahissent les endroits poissonneux du fleuve à la recherche de Tilapia, Kerlegne, Seeba, Xooxa, Bapore... Le coin le plus prisé des pêcheurs Bakélois se situait aux encablures de la préfecture de Bakel. L'endroit fait peur. Il est formé de grottes et de grands arbres. Ce lieu de pêche se trouvait à quelques mètres de l'embarcadère de Bakel ( Bologanxore ) qui accueillait toutes les pirogues des villages environnants. On interdisait formellement aux jeunes et aux étrangers de fréquenter ce coin du Fleuve Sénégal à Bakel. D'ailleurs j'ai toujours entendu parler que le fleuve Sénégal ne voulait pas les étrangers. Plusieurs maliens qui venaient travailler à Bakel y ont laissé leur vie. Certains vacanciers ont été aussi victimes de noyades. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (3) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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La saison des pluies ( Xaaxo ) chez les Soninkes: Le Katunde et le Woyinde (Fin)
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18-12-2008 |
Dans le monde Soninke, la saison des pluies est comparable à un rituel. Pendant cette saison, des étapes se suivent mais ne se ressemblent point. Les épis de mil sont maintenant entreposés dans les differents emplacements lors de l'opération Fatande. Il est temps de les regrouper dans un seul lieu afin de bien assurer la surveillance. Le lendemain du Fateeye, les jeunes aménagent une très grande surface d'une centaine de m2. Ils coupent les petites herbes, les arbustes et les ratissent afin de rendre propre l'emplacement. Cette suface anémagée est appelée :Le Dugaane. Dès que le Dugaane est prêt, les jeunes collectent des épis de mil dispersés dans les différents endroits du champ et les entreposent. La durée de cette période dépend de la grandeur des terres cultivées. Généralement, elle dure 2 à 3 jours. D'habitude, les cultivateurs mettent le turbo pour ramasser au plus vite leurs épis de mil pour qu'ils ne perdent pas leurs grains sur place. On mobilise toute la famille car chaque épi collecté en un temps record rentabilise les récoltes. Les femmes prennent des bassines ou de grands bols. Les hommes se munissent de sacs de riz vides. C'est la période de Beeredje Bagaande. C’est la collecte de tous les épis de mil précédemment entreposés par tas dans les differents coins du champ. Dés l'arrivée aux champs, on forme de petits groupes et chaque groupe s'occupe d'un secteur déterminé. Ils peuvent faire des centaines d'aller-retours entre les emplacements et le Dugaane. Ils répètent les mêmes activités pendant 2 et 3 jours. Commentaires (3) | Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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La Saison des pluies ( Xaxoo) chez les Soninkes (3ème partie ) : Fateeye ou Fatande ( La moisson )
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02-12-2008 |
Dans les villages Soninkes, la saison des pluies est une succession d'étapes. Chaque étape a une importance capitale pour les cultivateurs. La bonne exécution de ces differentes étapes garantie une bonne récolte. Pendant le Tangande, les jeunes sont investis de la mission de protection des épis de mil. Ces épis de mil doivent rester intacts depuis leur éclosion jusqu'à leur maturité. Cette bataille entre jeunes et oiseaux ou autres animaux dure des semaines avec une ribambelle de faits divers. Une fois que les épis de mil arrivent à maturité, une autre étape décisive se profile à l'horizon. Il s'agit du Fateeye ou Fatande. Le Fateeye consiste à séparer l'épis de mil du tige. A Bakel, le Fateeye est toujours déclenché par les vieux. En général, il s'impose dés que les graines de mil commencent à tomber au moindre coup de vent. Les vieux choisissent alors une date et informe la famille. Tout le monde est concerné par cette opération . Chacun a un rôle capital à jouer durant cette période. Le Fateeye est toujours précédé du Danmpunde. Il consiste à faire tomber les tiges de mil et à constituer de petites rangées. Le Daampounde peut avoir lieu le jour précédent le Fateeye ou le jour J même. Tout dépend de l’organisation mise en place et de l’immensité du champ. Le Fatande (Fateeye ) peut durer 2 ou 3 jours voire plus. Généralement, il mobilise tout le quartier ou le village entier. Souvent, les parents des villages environnants viennent aussi donner un coup de main. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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La Saison des pluies chez les Soninke : Le Tangaande (2ème partie).
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27-11-2008 |
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Les champs sont labourés. Les tiges de mil ont grandi et laissent entrevoir des épis. Hommes et femmes marquent une pause. On s'accorde un moment de répis. On oublie les champs. Les garçons commencent à rejouer au Foot. Les adultes envahissent les " Koras " du village. Ils discutent de tout et de rien. Dés fois, ils jouent aux cartes (Mariasse) ou au damier. Les femmes quant à elles s'adonnent aux travaux ménagers qu'elles n'ont pas eu le temps de faire pendant la période de labourage de leurs champs d'arachides. De temps en temps, les plus agés des jeunes vont contrôler les récoltes. Les plus jeunes, quant à eux, vont couper de l'herbe pour les animaux domestiques de la maison. Pendant ce moment de répis, le village est calme. Cette période d'accalmie dure quelques semaines voire 1 mois entier. Toutefois, certains cultivateurs ne s'accordent guère ce moment de répis. Pendant que tout le monde se repose au village, ils gardent toujours un oeil sur les champs. Ils s'affairent souvent à clôturer leurs champs avec des branches d'arbres épineux ou du barbelet pour barrer la route aux animaux. Généralement, tout ne se passe pas comme ils le souhaitent. Les bergers peuls, infatigables provocateurs viennent souvent jouer les troubles fêtes. Ils le font souvent par inattention ou par vengeance de coups de Dabas réçus lors de la dernière saison. Commentaires (3) | Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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La Saison des pluies chez les Soninke : Le Tangaande (2ème partie). ]
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