En tout cas, cela s'empire de jour en jour en observant les 2 articles suivants du quotidien sénégalais : L'Observateur publiés en l'espace de 2 jours seulement:
- http://www.lobservateur.sn/articles/...05&cat=societe ( ça s'est dans ma propre ville où il existe quand même une importante caserne de Gendarmerie )
- http://www.lobservateur.sn/articles/...16&cat=societe ( à Matam, pas loin de nos Bleds)
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CAMBRIOLAGE DE 4 MAGASINS AU MARCHE DE WAOUNDE Les gendarmes interpellent le vigile et un suspect
Article Par Aly Bandel Niang,
Paru le Mercredi 22 Nov 2006
Le marché de la commune de Waoundé était hier le théâtre d’opération d’une bande de voleurs armés. Ils ont cambriolé quatre magasins et ont emporté une importante somme d’argent.
Waoundé est l’une des plus grandes villes du Dandé Maayo au Damga dans le département de Kanel. Alors que les éléments de la gendarmerie investissent la zone, sur les traces des bandes armées qui ont fini de semer la peur chez les populations, cette bande elle, a choisi une localité où on les attendait le moins. Non seulement la ville abrite une brigade de gendarmerie, mais elle dispose également de nombreux groupes de vigiles qui veillent toute la nuit. C’est vers les coups de trois heures du matin qu’ils sont arrivés au marché central de la ville. Et se sont mis à casser les lampes qui éclairaient les lieux. Ils ont alors cambriolé trois magasins sans aucune difficulté. A l’aide de pioches et de coupe-coupe, ils sont parvenus à défoncer les portes en fer avant de se retrouver à l’intérieur des boutiques. Mais au moment du quatrième cambriolage, un vigile aurait été averti par les coups de marteau au moment où ils tentaient de démonter la porte. Le jeune homme a été très vite tenu en respect par un des membres de la bande. Après avoir accompli leur mission, ils se dirigèrent lentement vers la sortie de la ville en compagnie du vigile comme si de rien n’était. A hauteur des locaux de la brigade, ils libéreront le vigile après l’avoir sérieusement malmené. Ce dernier qui est retourné à son lieu de travail attendra le lendemain vers six heures pour alerter les éléments de la brigade de gendarmerie. Sur les lieux, les hommes du commandant Fall constateront l’ampleur des pertes enregistrées. Plus d’un million de francs ont été emportés par les voleurs. Dès les premières heures de la matinée, les enquêteurs sont allés appréhendé le vigile en question. Les hommes en bleu ne semblent pas convaincus par la version du jeune homme qui normalement, avait le temps d’avertir ces autres collègues qui ne se trouvaient pas très loin du lieu du cambriolage. Il a été mis en garde-à-vue. Alors que la nouvelle avait fini de se répandre, un jeune homme très connu dans la ville, est venu dans l’après-midi pour acheter un magnétophone et de nombreux articles. Ce qui a vite éveillé des suspicions. Sa présence sur les lieux ayant été soufflée aux gendarmes, conduira à une opération inopinée en plein jour. Suivi de près jusque chez lui, les enquêteurs le surprendront en train de ranger toute la marchandise qu’il venait d’acheter au marché. A la première question, le jeune homme déclare son innocence mais n’arrivera pas à expliquer l’origine de l’argent qui lui a servi à faire de si gros achats en tant que chômeur n’ayant pas de ressources. Il a été conduit à la brigade de Waoundé où il rejoint le vigile. En attendant la fin de l’enquête, les hommes en bleu cherchent à mettre la main sur les deux autres membres de cette bande.
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MEURTRE A MATAM Un talibé de neuf ans tué par un berger
Article Par Aly Bandel Niang,
Paru le Jeudi 23 Nov 2006
Le corps sans vie d’un enfant de neuf ans a été découvert sur les bords de la route nationale n°2 à hauteur de la ville de Sémmé. L’enfant avait été vu pour la dernière fois lorsqu’il était poursuivi par un berger peulh de passage dans la localité.
C’est vers les coups de 17 heures que des passants sont tombés sur le corps sans vie de l’enfant aux abords de la gare routière de Sémmé. D’après des informations recueillies sur place, il s’agit d’un talibé qui était en compagnie des ses camarades. Ils revenaient de la brousse où ils étaient partis chercher du bois mort. Sur le chemin du retour, le groupe de talibés rencontre un troupeau de moutons conduit par un berger. Devant eux, plus de deux véhicules ont été obligés de s’arrêter pour céder le passage. Pour donner un coup de main, les enfants interviennent pour chasser les bêtes de la route bitumée. À l’aide de quelques morceaux de bois, ils arriveront à dégager la voie. Mais, poursuivent des témoins, c’est cela qui n’a pas été du goût du berger qui les a aperçus de loin en train de chasser ses bêtes. Il les hèle alors pour menacer de les corriger s’ils ne laissaient pas son troupeau tranquille. L’un d’eux, A.S, lui rétorque que c’est seulement dans le souci de faire dégager la voie qu’ils sont intervenus. Le berger, frustré par les propos de l’enfant, sort son fouet et les charge. Le groupe d’enfants détale. Il s’ensuit une course-poursuite. A. S sera rattrapé par le berger qui lui infligera une gifle. Le jeune berger ne s’en arrêtera pas là. Il conduit l’enfant jusqu’au bord de la gare routière où il retrouvera son troupeau. Le hic est que c’est là-bas que le jeune talibé a été vu pour la dernière fois. Pendant que les autres talibés étaient revenus au Daara, lui brillait par son absence. Ses camarades, intrigués, partent à sa recherche. Un peu après leur départ, la nouvelle arrive chez leur marabout. Le corps sans vie de A. S a été retrouvé au bord de la route nationale. L’annonce de la mort de cet enfant très connu dans la ville a suscité une très grande émotion dans les familles. Tout de suite, les gendarmes de Waoundé sont informés de cette découverte macabre. Ils ne tarderont pas à arriver sur les lieux. Sur place, ils ne pouvaient plus que procéder au constat du décès. C’est ainsi que le corps a été acheminé à l’hôpital de Ourrossogui. D’après des sources proches des enquêteurs, le corps de l’enfant ne porte aucune trace de blessures. Après l’autopsie, le corps de A. S a été rendu à ses parents. Après avoir recueilli les témoignages de ses compagnons qui ont indexé le berger qu’ils avaient rencontré en fin de matinée, le commandant Fall a lâché ses hommes pour mettre la main sur le fameux berger, considéré, jusqu’à preuve du contraire, comme le meurtrier du jeune talibé


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