De toute les gommes, la gomme arabique ou la gomme sénégal est la plus connue et la plus ancienne. Son utilisation par les égyptiens remonterait à 2650 av JC. « Kami » était le nom qu'ils donnaient à la gomme arabique. La gomme arabique aurait servi à assurer la cohésion des bandages de momies.
Les européens (français et anglais) ont découvert la gomme arabique sur les côtes sénégalaises et mauritanienne aux XV e siècle. Ils en firent usage comme denrées alimentaires.
Aujoud'hui, la gomme arabique, ou la gomme sénégal représente, à elle seule, 90% de la production mondiale. Elle surpasse en qualité toutes les gommes issues d'autres acacias
Teinturières à bamako quand la couleur sort de sa réserve
17-10-2008
Une monographie toute en couleurs de l’auteur belge Patricia Gérimont sort de presse aux éditions Ibis Press de Paris, ce 13 octobre.
Ouvrières rinçant les basins et les mettant à sécher. Motifs ballons et patchangas .
Lors de nombreux séjours dans la capitale du Mali, Patricia Gérimont rencontre une famille de teinturières, s’initie à leur art et décide de transcrire son expérience dans un livre reprenant 460 photographies couleurs.
Bamako, capitale de la teinture
Bamako est aujourd’hui la capitale incontestée de la teinture artisanale en Afrique de l’Ouest. La ville regorge d’ateliers et des kilomètres de tissu y sont teints chaque année. Les motifs qui ornent ces étoffes sont obtenus à l’aide de différents procédés de réserve par nouage, couture ou empâtement du tissu.
Culture et mode : Une nuit du basin et de la teinture à Nouakchott
L’Association des Jeunes Dames Teinturières de Mauritanie (AJDTM) a organisé le samedi 1er mars de 21 heures à 00 heure, une soirée culturelle au cabaret «La CASE», la première nuit du basin et de la teinture avec le célèbre chanteur sénégalais et promoteur des tissus basins, Djiby Dramé et son orchestre. Cette association aux initiatives et ambitions nobles a invité ce chanteur pour montrer aux mauritaniens et autres étrangers qui vivent parmi nous, que le basin riche, la teinture et ses dérivés peuvent se trouver chez nous et non, hors de nos frontières seulement.
C'est en fait ce qu'a laissé entendre le vice présidente de cette Association, Madame Rokhaya Moussa Diagana qui s'exprimait à l'occasion.
[Dossier] LE STYLISTE SONINKE MOUSSA CISSE A ACCORDE UN INTERVIEW A SONINKARA.COM
04-11-2007
Soninkara.com :Un grand artiste a accepté d’être interviewé par Soninkara.com. Nous lui laissons le soin de se présenter lui-même aux Soninkaranautes, de dire qui il est : son prénom et nom, et ses origines.
Moussa Cissé : Hadiya WAGUE, merci beaucoup de m’avoir invité à cette interview pour Soninkara.com. Je m’appelle Moussa Cissé. Je suis originaire de la Mauritanie, notamment du Guidimakha et de Kaédi. Je suis né et j’ai grandi en Mauritanie.
Soninkara.com :Moussa Cissé le travail que tu fais est connu aujourd'hui de beaucoup de personnes. En quoi consiste-t-il réellement ?
Moussa Cissé : Je travaille dans le Stylisme qui consiste à la réalisation de modèles de boubous Soninké : De la teinture jusqu’à la couture en passant par la coupe.
Soninkara.com :Nous avons beaucoup entendu parler de ces boubous dont la plupart sont teints et nous souhaitons savoir qui t’a donné cette expertise de la teinture ?
Moussa Cissé : Je peux dire que cette connaissance, je l’ai acquise de ma mère. Depuis que je suis né, j’ai toujours vu ma mère et grand-mère faire de la teinture et j’ai décidé d’en faire mon métier. De la Mauritanie jusqu’en Europe, je travaille dans le même domaine et j’en remercie le bon Dieu. C’est un travail qui n’est pas facile, je vais dire même que c’est très dure, car pour y réussir il ne suffit pas de 2 ou 3 jours pour avoir tout ce que tu veux. Il faut tracer ton chemin et le suivre comme il faut pour atteindre les objectifs escomptés.