Bonsoir à tous.
La mentalité des anciens au pays, est sans doute toujours la même : Vivre au jour le jour, tandis que chez les jeunes aujourd'hui ce n'est plus le cas, il y a toujours ce désir naissant de vouloir à tout prix partir du pays, pour aller travailler en occident.
Il n'est plus rare d'entendre de la bouche des jeunes au village de vouloir partir pour tel ou tel pays, pour subvenir au besoin de la famille, mais aussi pour réaliser des projets construire une maison, ouvrir une boutique etc...
Dans le contexte de l’immigration la donne est tout autre, en France par exemple c'est la condition de vie qui pousse en quelque sorte à se mettre en situation de prévision. Normal.
Les soninkés qui travaillent doivent subvenir aux besoins des familles au pays en plus de celle présente en France, doivent aussi faire face aux nombreuses factures qui se présentent, loyer, gaz, électricité, etc…
Face à ces dépenses de la vie courante, le salaire qu’ils perçoivent et ainsi réduit de plus de la moitié. Ils restent prudents sur les prix en ayant conscience des nombreux frais auxquels ils sont confrontés mensuellement.
Le phénomène qui a pris de l’ampleur durant ces dix dernières années et de voir bons nombres de soninkés construire des villas dans les capitales, on pourrait l’assimiler à une forme de « prévision », car ils ne veulent plus descendre chez des diatiguis, et veulent posséder leur propre pied à terre, pour les vacances avant de se rendre au village, mais c’est surtout en cas de retour définitif que cela leur sera pleinement profitable.
Chez les jeunes enfants des immigrés, tout réside dans la planification, réussir dans les études, occuper un bon poste, avoir un bon salaire, mettre de l’argent de côté pour s’acquérir une voiture, acheter ou construire une maison de préférence au pays.
On peut donc noter une évolution des mentalités selon le contexte dans lequel dans lequel on vit.


LinkBack URL
À propos de LinkBacks



Réponse avec citation