Citation Posté par Cheikhna Mouhamed WAGUE Voir le message
Bonjour!

En milieu soninké, il revient généralement à la famille qui a fondé le village ou la première à s'y installer d'assurer le fonction de chef de village. Les critères sont telles qu'il revient toujours au doyen de cette famille d'assurer ce rôle. Le titre de chef est viager, c'est-à-dire seule la mort doit normalement faire quitter un chef de village de son guja (trône). Même si un chef venait à perdre la tête, il restait chef de village. Dans ce dernier cas, il était secondé par son frère cadet, son cousin ou son fils. Il est aussi à ajouter à ce critères qu'en milieu soninké, la chefferie de village est une affaire d'homme et de hooro (gens de condition libre). Une femme et un kome (quelqu'un de condition servile d'un point de vue social) ne devenaient jamais chef d'un village. J'espère avoir répondu à ta question très pertinente qui mérite vraiment réponse. Bien à toi.
Assalamou Aleykoum,
Je souscris à ta très belle analyse,preuve de tes connaisances indéniables du milieu Soninké.
Cependant le pouvoir temporel étant généralement l'apanage de la(les) famille(s) fondatrice(s) du village,dans le cas particulier(ou précis) d'une contrée où les premiers membres installés étaient des castés ou de condition servile(originelle),et que les nobles sont venus les rejoindre plus tard,ils(les castés ou Komo) peuvent faire office de chefs de village même si aristocratement ils seront d'un rang inférieur aux royaux et autres.
Corrigez-moi si je me trompe.