Salut Silman, perso, j'avais compris que c'était pour le samedi 30 mai comme dans ton premier message. Mais effectivement, le 30 mai, ce n'est pas un samedi.
Que manque à notre chère communauté pour mériter à la place qu'il lui faut dans ce village planétaire ?
Je crois que la question est bien posée et pertinente. Et on pourra passer des heures et des heures à débattre sur ça.
Je peux parler de ce qui me vient, à présent, à l'esprit.
Pour moi, nous n'avons pas su anticiper cette mondialisation galopante. Les 1ères générations des immigrés étaient dans leur bulle et croyaient peut-être que le monde n'allait pas changer et aller continuer ainsi. Quelle erreur stratégique! Les pays qui accueillaient la communauté Soninké ont commencé à fermer leurs frontières. La suite, on la connait.
Le manque de formation fait aussi partie de ce qui nous a bloqué notre ascension. L'histoire montre que les communautés qui se sont formé en masse dans les indépendances ont pu tirer leur épingle du jeu dans cette ère de la mondialisation. Les Soninké, eux, sous-formés se contentent souvent des petits boulots.
Les Soninké ne savent pas ce que c'est que l'investissement. Quand on compte tous ces centaines de milliers de Soninké qui se sont enrichis dans l'immigration, on se demande comme cela se fait-il qu'ils n'ont pas fédéré leurs forces pour investir dans des projets générateurs de revenus permettant de fixer les familles dans les villages, évitant une émigration massive de la seconde génération. Mais, non, toutes ces fortunes amassées sont exclusivement utilisées pour la consommation, uniquement pour la consommation. Quelques malins investissent dans des petits projets, mais, cela s'arrête là. L'envergure est rarement communautaire.
Les Soninké se sont depuis longtemps désintéressés de la politique. Or, on connait tous cet adage qui dit que : si tu ne t'occupes pas de la politique, eh bien, la politique s'occupera de toi.
De plus, dans nos pays africains, ceux qui sont au sommet des instances de décision poilitiques sont ceux qui tirent les ficelles. Si les Soninké avaient été nombreux dans ces instances de décision politiques, cela aurait aidé à propulsé notre communauté vers l'avant. Il arrive souvent de voir des projets faramineux engrangeant des milliards de F CFA dans un petit village d'une 100 aine d'habitants, alors qu'à quelques kilomètres, il y a un grand village Soninké de milliers d'habitants, mais où l'Etat n'a même pas construit un seul mur. Et quand on cherche davantage, on trouvera que c'est parce que le petit village d'à côté où l'Etat a investi des milliards compte un ministre de haut-rang dans l'Etat.
Les villagees Soninké se retrouvent abandonnés par les politiques. Et les associations villageoises, puissantes économiques, mais faibles politiquement, ne vont pas demander des comptes auprès des politiques de leurs pays. Ils ne vont pas mettre la pression sur les politiques pour qu'ils s'intéressent à leurs villages. Au contraire, ils préfèrent cotiser entre eux pour construire eux-même les structures de santé, les écoles, les mosquées etc. qui manquent dans leurs villages. Et ironie du sort, après ces constructions, ils invitent les politiques pour venir faire l'inauguration.
Je m'en arrête là pour le moment.


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