Citation Posté par Cheikhna Mouhamed WAGUE Voir le message
En ce qui me concerne, j'ai beaucoup et beaucoup souffert de l'absence de mes parents, de ma famille et de mon pays depuis plus de dix ans. C'est un sujet intéressant. Je te comprends parfaitement, car il n'est pas évident de vivre loin de sa mère couveuse, de son père protecteur et de sa fratrie soudée. J'en ai personnellement souffert et j'en souffre toujours d'ailleurs. L'ambiance de la famille, le milieu dans lequel on est né et qui nous a vu grandir n'est jamais comparable à un autre lieu, aussi idyllique soit-il. En ce qui me concerne, je n'ai pas des conseils à te donner, car moi-même je suis preneur de tout conseil nous aidant à bouter hors de nous-mêmes le mal du pays, l'absence de la famille et les affres de l'exil.
Ce sentiment largement partagé par tous ceux qui vivent loin des leurs. Cela crée un vide qu'on essaie par tous les moyens à combler mais hélas! on y arrive pas. Souvent on fouille dans nos albums, on visualise des cassettes, on téléphone le plus fréquemment possible etc. Cependant, j'ai remarqué que la plupart du temps, ma tristesse est plus intense et vive après le coup de fil qu'elle ne l'était avant. Autrement dit, le téléphone loin de me "guérir" de ce mal profond, l'accentue. Si j'ai à donner conseil ma soeur qui a ouvert le débat je lui dirai d'espacer ces appels (un coup de fil par mois).