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Migrations |
Fragments d’histoire d’une vie en foyer
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21-02-2007 |
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Fragments d’histoire d’une vie en foyer par Soeuf Elbadawi
Conçus pour accueillir des travailleurs migrants en France, les foyers « africains » sont aujourd’hui menacés dans leur existence. On ne compte plus le nombre de fantasmes générés par ces « habitats séparés » au sein de l’opinion. Depuis le rapport Cuq (1), les autorités concernées se sentent obligés de plancher sur d’autres alternatives. Quel avenir pour les foyers de travailleurs migrants ? Comment répondre aux difficultés particulières posées par les nécessaires mutations de « foyers africains » ? Voilà le genre de question que l’on se posait le 29 octobre 2004 dans un forum à l’occasion du 40ème anniversaire de Soundiata Nouvelle, une association dont les foyers (une vingtaine en Île-de-France) accueillent des migrants venus pour l’essentiel des pays du sub-Sahel. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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Le projet de loi sur l’immigration de Nicolas Sarkozy est fondé sur l’inhospitalité
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17-02-2007 |
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Propos receuillis par Anne Diatkine Entretien avec Marie-Rose Moro, ethnopsychiatre, dirige le service de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Elle explique comment l’idéologie actuelle pousse les migrants à s’acculturer au prix d’une désintégration. Comment le projet de loi sur l’immigration de Nicolas Sarkozy est-il perçu à la consultation transculturelle que vous avez créée à l’hôpital Avicenne ?J’évoquerais uniquement ce que l’on observe à l’hôpital. Les patients sont inquiets, ont le sentiment que la question des soins est compromise, que l’hôpital n’est plus un lieu sûr. Des rendez-vous sont annulés par des personnes qui se sentent menacées. Une angoisse monte, même chez les migrants qui ne sont pas concernés par ce projet de loi parce qu’ils ont déjà des papiers, un travail, un logement. On observe une radicalisation de toutes les positions. Lorsqu’on se sent menacé dans son identité, on se recroqueville. Personne ne peut s’intégrer dans une société inhospitalière. Or ce projet de loi est fondé sur l’inhospitalité. L’autre est perçu comme un danger a priori, et il doit immédiatement, et comme par magie, abraser toutes ses différences. On exige qu’il donne des gages de son amour pour la France, qu’il parvienne, avant même d’y vivre, à en maîtriser la langue ! On sait bien que l’accueil des migrants pose des questions juridiques et économiques, mais aussi symboliques et imaginaires. Les étrangers ne s’intègrent plus, déplore-t-on. Je crois surtout qu’on ne se donne plus les moyens d’intégrer les migrants et leurs enfants par crainte d’être soi-même transformé. Car l’hospitalité est toujours un partage, comme en témoigne le double sens du terme d’hôte. Or, aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour qu’il n’existe ni rencontre ni échange ni métissage. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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Des foyers de travailleurs migrants aux résidences sociales : quelles mutations ?
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17-02-2007 |
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Le chantier des mutations des foyers de travailleurs migrants en résidences sociales est un défi aux enjeux colossaux : humains, sociaux, politiques, techniques... Les gestionnaires regroupés au sein de l'UNAFO et l'Etat se mobilisent pour y faire face Nous assistons aujourd'hui à la fin d'un cycle : celui des foyers de travailleurs migrants et l'émergence d'un nouveau cycle : celui des résidences sociales (1). Au delà du changement de nom ou de la volonté politique affichée par l'Etat, nous avons bien à faire face à une réalité incontournable. Les résidents ont vieilli, tout comme les foyers qu'ils occupent, et les gestionnaires avec l'ensemble de leurs partenaires doivent faire face aux mutations actuelles ! Celles-ci concernent à la fois l'accueil de nouvelles populations précarisées, l'adaptation du bâti et des projets sociaux des foyers et résidences sociales aux nouveaux besoins des résidents, à des usages différents et leur inscription nécessaire dans la ville et les politiques urbaines. Il y a là un enjeu essentiel qui, au-delà des populations immigrées vieillissantes, concerne toutes les personnes en situation de précarité à la recherche d'un habitat transitoire ou de lieux de vie adaptés à leur situation personnelle. Ces mutations, ces enjeux, les gestionnaires de foyers de travailleurs migrants et résidences sociales ont décidé d'y faire face en se donnant à eux-mêmes par l'intermédiaire de l'UNAFO les moyens d'accomplir les transformations devenues nécessaires. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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Stratégies migratoires et perspectives gouvernementales
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13-02-2007 |
STRATÉGIES MIGRATOIRES ET PERSPECTIVES GOUVERNEMENTALES Par-delà les débats idéologiques, la pierre de touche qui permet d’examiner cette question réside dans la confrontation des propositions en matière de codéveloppement aux dynamiques des immigrés eux-mêmes.
Aspirations à émigrer et régulations des sociétés d’origine
Une recherche conduite en 1995 dans la région de Kayes au Mali auprès d’un échantillon d’une centaine de jeunes des régions d’émigration (9) met bien en lumière l’actualité des modes de migration de ces régions et les stratégies des différents groupes sociaux impliqués dans le processus migratoire. Ainsi, les cent vingt jeunes retrouvés, après un recensement auprès des membres de leurs familles établis en France, aspirent tous à émigrer “vers la France dans la mesure du possible”. Seuls trois d’entre eux sont en situation d’apprentissage professionnel et estiment pouvoir demeurer au pays. Sont en cause ici l’absence de scolarisation dans la région de Kayes, la faiblesse des réseaux régionaux dans la capitale ou les villes intermédiaires alliée au resserrement du marché du travail en ville, mais aussi le modèle de réussite sociale que représentent les “grands frères”. La migration leur apparaît comme la seule stratégie possible d’autonomisation. Les grands frères, quant à eux, sont sollicités pour le prix du billet d’avion, celui du visa… Ils temporisent et usent de véritables stratégies de découragement (mariages plus précoces des jeunes dans l’espoir de les fixer, propositions d’un projet économique…), en bonne connaissance des conditions du marché de l’emploi en France tout comme de la situation faite, déjà, aux sans-papiers. Ils sont ici alliés aux chefs de famille, comptables de leur côté du travail dans les champs, garants encore aujourd’hui d’une partie de la reproduction sociale, et qui alors aspirent au contrôle de la force de travail des jeunes. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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