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Migrations

Le foyer Bara, un village pour les Maliens de Montreuil

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31-07-2007

Foyer BaraLe foyer Bara, un village pour les Maliens de Montreuil.

Aussi connu à Bamako que la tour Eiffel, il reproduit les structures traditionnelles du pays

Ailleurs en France, la lettre aurait sans doute amusé. On se la serait passée de main en main, de service en service. Le soir, l'anecdote aurait fait rire les enfants. Ailleurs, peut-être.., Ici, le postier a rapidement lu l'adresse: "Dembele Moussa, Montreuil, France ". Il a retourné l'enveloppe pour vérifier que les détails manquants ne figuraient pas au dos, entre un numéro de téléphone et un salut amical. Puis il a placé la missive avec les autres, les centaines d'autres qui arrivent chaque jour au foyer de travailleurs maliens de la rue Bara, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Sans hésiter. Comme une évidence.

Le foyer Bara. Une ancienne usine de pianos transformée, il y a trente ans, en centre d'hébergement de travailleurs africains. Des murs extérieurs dignes d'un château fort et quatre étages de fenêtres encombrées de serviettes de toilette. De l'immeuble jaune et brun s'échappent quelques sonorités exotiques. Derrière le porche, constamment ouvert, on devine une certaine agitation. Mais on est loin de ce "petit Bamako" annoncé par le cafetier voisin. Loin aussi de soupçonner qu'ici commence un monde à part, véritable lieu de légende, dont la notoriété au Mali est comparable à celle de la tour Eiffel ou de l'Arc de triomphe.

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Regard sur la migration des habitants du village de Toulel (sud de la Mauritanie)

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30-07-2007

Regard sur la migration des habitants du village de Toulel (sud de la Mauritanie)La population de Toulel, comme d’ailleurs tous les peuples ouest africains, sont des grands voyageurs. Au début du siècle dernier, les jeunes gens en quête d’une meilleure condition de vie matérielle partaient chercher fortune dans les pays de la sous région comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Gambie…Cette migration vers les pays les plus proches du pays d’émigration se faisait principalement en deux temps : en période d’hivernage, les travailleurs saisonniers ou navétanes partaient cultiver les champs d’arachides dans les bassins arachidiers au Sénégal ou en Gambie. Ils y restaient  jusqu’à la fin des récoltes.  

Et, durant le reste de l’année, les plus ambitieux se transformaient en jula (commerçant) et faisaient la navette entre la  Côte d’Ivoire, la Centre Afrique et leur pays de départ.    Mais après les deux guerres mondiales et la demande forte de la France d’une  main-d’œuvre pour sa reconstruction, nous avons assisté au départ de certains ressortissants de ce village pour la métropole. Cette migration vers la France est devenue d’autant plus massive de nos jours que le village se vide de toutes ses forces vives, d’où l’abandon de certains travaux qui constituaient la principale source de survie des Toulelinko, habitants de Toulel.

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LES MARIS PARTIS, LES FEMMES VEULENT RETENIR LES ENFANTS

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29-07-2007
Le rêve des femmes de Bokidiawé dont les époux, pour la plupart, ont émigré en Europe, est de retenir leur progéniture sur le terroir (Mme Aissata Tirera, présidente du groupement des femmes Soninké de Bokidiawé).

Dans la région de Matam, l’émigration est une tradition. Difficile, en effet, d’y trouver une famille ne comptant pas, en son sein, des membres émigrés en Europe. Pourtant, assurent les femmes de Bokidiawé, il est possible de s’en sortir et de retenir les enfants sur place.

Dans sa volonté de s’enquérir régulièrement de l’état d’avancement des opérations de la Banque et en même temps s’imprégner des réalités socioéconomiques régionales, le Directeur des opérations de la Banque mondiale, Madani M. Tall, avait choisi, en décembre dernier, de visiter le Nord du Sénégal en se rendant dans la région de Matam – une région enclavée marquée par l’émigration massive de sa population active – et le département de Podor (région de Saint-Louis). En fait, une mission conjointe puisque le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) était de la partie en ;la personne de son représentant au Sénégal, M. Mamadou Kane. Évidemment, il est revenu aux spécialistes du bureau de la BM, Maniével Sène (Développement rural) et Demba Baldé (Développement social) de guider le Directeur dans cette région.

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Immigration vers l'Europe: La xénophobie macabre

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19-07-2007

Immigration vers l'Europe: La xénophobie macabreLa ruée vers l’Europe ne cesse d’apporter au quotidien son lot de désolation parmi les populations du tiers monde. Des milliers d’asiatiques et d’africains ont fini dramatiquement leur vie dans les fonds des océans et les regs du désert du Sahara. Ce triste trépas collectif devenu récurrent ne rechigne plus la communauté internationale. Pire l’Europe se barricade de plus en plus donnant l’allure d’une forteresse jalousement gardée et préservée de cette légion de pestiférés indésirables.

Ces pauvres hères fuyant la misère et la précarité échouent piteusement dans le tréfonds marin pour servir de festin à la faune maritime. Tel est aujourd’hui le scénario du phénomène de l’immigration. Une Europe xénophobe insensible au drame humain et amnésique de tous les torts qu’elle a fait subir à ces peuples qui n’ont commis comme péché que la recherche des lendemains meilleurs pour survivre et avoir une dignité. Les 300 ans de traite négrière et les 100 ans d’une colonisation caractérisée par un pillage systématique de ressources, voilà autant de preuves qui justifient indéniablement la responsabilité manifeste de ce flux migratoire des pays du Sud. La ruée macabre vers l’Europe interpelle aujourd’hui la conscience humaine à se mobiliser face à ce génocide involontaire.

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Crises et régulation en pays soninké (Sénégal) depuis le milieu du XIXe siècle (1)

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01-07-2007

Crises et régulation en pays soninké (Sénégal) depuis le milieu du XIXe siècle (1)Si l’on considère l’histoire de la région du Gooy (2) depuis les années 1850, on est frappé par la multiplicité des crises alimentaires années 1970-80, marquées par une recrudescence des migrations de travail. Par ailleurs ces villages soninké connaissent, comme le reste du Sénégal, une forte croissance démographique depuis une trentaine d’années. N’est-ce pas là un paradoxe par rapport à l’histoire et à la crise actuelle de cette société sahélienne?

En fait cette notion de crise - crise de subsistance, crise alimentaire ou crise agricole - recouvre des réalités bien différentes depuis le milieu du XIXè siècle. L’évolution des crises et des réponses apportées par les Soninké depuis le début de la colonisation pourrait aider à comprendre cette histoire à première vue paradoxale. L’apparition de nouveaux types de crise et de nouveaux systèmes de régulation se traduirait notamment dans la modification, un peu décalée dans le temps et donc plus tardive, du régime démographique. Mais avant d’étudier ces transformations, précisons tout d’abord cette notion de crise.

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