Compte-rendu du 2ème cours de Soninké en ligne sur Facebook |
| 09-04-2012 | |||||
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La séance de cette semaine a porté sur les consonnes dans l’alphabet soninké. Nous avons résumé, ci-dessous, l’essentiel de ce qu’il fallait retenir de ce cours interactif. -------- LES CONSONNES :Sur les 26 lettres de l’alphabet Soninké, 5 sont des voyelles et 21 des consonnes. Les 21 consonnes sont : - b - c - d - f - g - h - j - k - l - m - n - ñ - ŋ - p - q - r - s - t - w - x – y Pour les consonnes, comme pour les voyelles, nous avons aussi certaines qui sont faciles à prononcer (sans changement de ton avec l'alphabet français) tandis que d'autres sont difficiles ou n'existent pas du tout en français mais que l’on retrouve dans d’autres langues comme l'espagnol. Il y a huit (8) consonnes dont la réalisation est identique au français. Il s'agit de :
Cinq (5) autres consonnes qui existent aussi en français/espagnol mais se prononcent différemment sont :
Et enfin le ŋ qui n'existe ni en français, ni en espagnol et se prononce comme dans le son final du mot parking. La gémination des consonnes :Parmi les 21 consonnes de l’alphabet soninké, 11 peuvent être géminées (doublées) dans un mot. Dans ce que cas il faudra "appuyer" sur la consonne doublée afin d’obtenir la bonne prononciation. C’est à l’image des voyelles qui peuvent être doublées, elles aussi. Nous avons vu dans le cours précédent que lorsqu’une voyelle doit être doublée et qu’on ne le fait pas dans la prononciation, cela peut modifier le sens du mot. Exemple : fure (cadavre) et fuure (pirogue). Dans le second cas, la voyelle u est doublée. Si dans la prononciation, on ne tire pas sur la voyelle, alors, cela donne un autre sens au mot. Les consonnes qui se géminent sont :
Questions :
Contribution de Khalilou Mohamadou Wagué en rapport avec le cours précédent :
« Z » et « V» sont exclus de l’alphabet soninké parce que les sons qu’ils symbolisent n’existent pas en soninké. C’est la raison pour laquelle « vélo » est automatiquement réalisé en « welo » et « zéro » en « sero » pour ce qui concernent les termes étrangers directement prononcés par un analphabète. Et s’il prononce le mot « Président », le son « z » est réalisé en « s » : au lieu de lire phonétiquement [perezida], il réalise [Peresida] ou [Persida]. - En plus de l’absence des accents en soninké, il faut remarquer aussi, au passage, que le son réalisé avec le « e » tout court du français n’existe pas ; d’où la réalisation du « e » en [é] pour la voyelle courte ou [ê] pour la voyelle longue. C’est une explication, entre autres, des différentes adaptations des mots étrangers non traduits. Exemple : « Elève » du français est réalisé en « Eleewu », le « u » remplaçant le « e ».
- En me référant à l’ancien Institut des Langues Nationales (I.L.N. de Mauritanie) et aux conclusions de la rencontre de Bakel (Sénégal) en 1995, entre la Mauritanie, le Mali et le Sénégal, le mot « harife » désigne la lettre alphabétique. Il évolue en « harife yaxare » pour la voyelle et en « harife yugo » pour la « consonne. Le mot « sigire » indique la syllabe et « xotte » désigne le mot. Le son réalisé par la syllabe (sigire) est appelé « manqanŋe ». Tout comme chaque « harife » a son « manqanŋe».
Tout un chacun peut se rappeler qu’au début de l’initiation coranique (cas du « Xañaaga » ou du « Fuuta » en particulier), on commence par ce qu’on appelle « baayinu » qui consiste en l’initiation à la prononciation des lettres alphabétiques du Coran. Ensuite, c’est l’étape des « sigiru » qui est l’apprentissage à la prononciation des consonnes. Et enfin, ce sont les « sooro » ou « xaran-xullu » dans lesquelles on rencontre le « xotte ». - Xaranmoxo NJaayi, n sinmaye maxa, « n » ke be ga ni harife nuxunkonindaana, a ga i nuxun-fanko be saqa harife yugon kanma (consonne), a nta a me saqa harife yaxaren kanma (voyelle). O ga na « renme » wutu, na a taxandi hillo ti « n » ke, o ra wa yi ku kitta : « ren… » do « …nme ». O ga na a taxasi, konnen noxon di, nuxun-konne be ga « ren… » ke « e » ke kanma, a joppanten ya ni, a ga jongi (xo « exclamation »), xa kuna, « …nme » ke « m » ke nuxun-konnen tinmanten ya ni. Ken yan sigi in ga a munda o nan xiimandi moxo siri, o na a faayi gelli nuxun-konnen ga saqa harife yaxaren ya kanma (voyelle) walla harife yugo (consonne). Birenu, « n » xerexerendan (le « n » déterminant) wa xotti hillandi ke harife yugo ke nuxunkinindini, a na yille a koni moxon faraaxunu. Misaalu : « Tanjan faatama » koni moxon ra wa yi ñaana [Tanjanpaatama], « faren renme » koni moxon ra wa yi ñaana [farenlenme]. Rendez-vous la semaine prochaine, même lieu, même heure (samedi 14 avril 2012 à 21h, soit 19h GMT)
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