Éthique, Epistémologie et Anthropologie du Droit
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15-12-2006 |
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Responsables : Etienne Le Roy et Geneviève Chrétien-Vernicos Présentation Créé en 1964, le Laboratoire d’anthropologie juridique de Paris (intégré à l’UMR MALD) a, pendant une trentaine d’années, jusqu’au milieu des années 90, privilégié l’analyse politique à l’éthique dans le recours à l’épistémologie et à ses applications tant en recherche fondamentale qu’appliquée. Cette priorité peut apparaître paradoxale pour une démarche en anthropologie qui s’est, dès l’origine, préoccupée de façon centrale de l’altérité et qui, à la fin des années 60 s’était engagée dans le débat sur l’ethnocide au côté de Robert Jaulin et de l’UER Anthropologie, Ethnologie, Science des religions de Paris 7. Cette priorité est en fait justifiée par un débat qui traverse toute cette période et qui concerne la nature, l’orientation et la portée du droit que les Etats africains nouvellement indépendants considèrent comme le levier essentiel de leur devenir et qui est qualifié « Droit du développement ». Le débat se construit alors, et souvent encore maintenant, sur une base dichotomique et selon deux niveaux d’analyse. Tout d’abord les nouveaux Etats doivent-ils se doter d’institutions nouvelles dites modernes, ou doivent/peuvent-ils inventer ou garder des solutions proprement endogènes sans être nécessairement traditionnelles ? A cette première alternative à laquelle on répond (trop) souvent oui à la première des deux possibilités s’ajoute une seconde alternative : les nouvelles institutions doivent-elles recopier le premier monde capitaliste et libéral ou le deuxième monde socialiste ? La position du LAJP a été constamment de critiquer et de récuser une démarche mimétique qui alignerait le devenir de l’Afrique sur l’Occident ou le modèle soviétique. Elle a donc tout aussi constamment expérimenté les formules, les modes d’approches, les lignes d’analyse qui permettraient d’ouvrir des interstices entre ce qui paraissait déjà un « bétonnage » qui allait, avec la disparition du deuxième monde à partir de 1989 et la généralisation de l’approche capitaliste des problèmes de développement, s’imposer, au moins apparemment. Car, dans les faits, si des choix « politiques » sont devenus sans objet pour ce qui concerne les stratégies, il n’en va pas de même du côté des choix de moyens, donc de « tactiques ». Une morale des moyens, de l’action, de l’adéquation entre les valeurs partagées et les solutions préconisées, bref une éthique, s’avère alors non seulement évidente mais indispensable.
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Identités, identification, altérité
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15-12-2006 |
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Responsables : Jean-Pierre Chrétien et Pierre Boilley Participants : F.-X. Fauvelle, A Lainé Présentation Le thème des identités constitue depuis plusieurs années l’un des principaux domaines de réflexion de réflexion du laboratoire, mettant l’accent sur les “ dynamiques ” que constituent les phénomènes d’adaptation, d’innovation ou de réinvention des liens de solidarité régionale, sociale, religieuse, économique et politique. L’apport de la critique historique est au coeur de la compréhension de ces « dynamiques ».
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Sources historiques et épistémologie
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15-12-2006 |
Responsable : Tal Tamari Participants : Jean Boulègue, Monique Chastanet, Marie-Laure Derat, Arnaud Kruczynski, Hervé Pennec, Bernard Salvaing, Dimitri Toubkis Présentation Les membres suivants du laboratoire ont porté une attention particulière à la collecte et à la critique des sources, tant écrites qu’orales, au cours de ces dernières années. Leurs travaux concernent tant l’Afrique occidentale (Mali, Mauritanie, Sénégal, Guinée) que l’Ethiopie.
Depuis une vingtaine d’années, Bernard Salvaing a fait de la collecte des récits de vie une priorité de sa recherche. Il a, au cours des quatre dernières années, publié l’autobiographie (accompagnée d’une étude) d’Almamy Maliki Yattara (né vers 1927 - mort en 1998), savant de langue peule originaire de la région du Guimballa au Mali : le premier tome en 2000, le second en 2003 (la nouvelle édition revue du premier tome est également parue en 2003, suite à l’épuisement du premier tirage). Il est actuellement en train d’achever la mise au propre (accompagnée d’une introduction et de notes) du récit de vie d’El Hadj Mouhamadou Baldé (né en 1924), savant peul originaire du Fuuta Jaloo (Guinée). Il est également sur le point d’achever, en collaboration avec Ousmane Albakaye Kounta, l’édition du récit de vie de Bocar Cissé (1919-2004), instituteur et écrivain malien, devenu également chercheur en sciences sociales.
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Civilisation de l'Egypte Antique
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11-12-2006 |
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Dans la plupart des civilisations du haut Moyen-Age négro-africain installées sur l’ensemble du continent noir, une organisation politique, socio-économique et culturelle avancée verra le jour. L’ancêtre « fondateur » de ces civilisations antiques étant, sans doute, l’Égypte. Il est vrai que les Égyptiens ne possédaient pas d'historiens qui puissent être comparés à ceux des Grecs et des Romains. Mais il est un fait incontestable : ils ont inventé un mode élaboré d’écriture et leur fabuleuse histoire est gravée partout où il fut possible dans la pierre et reproduite sur les papyrus. Et sont parvenus jusqu’à nous le Papyrus de Turin, les Listes royales, La liste de Karnak, la Table d'Abydos et la Table de Saqqarah, tous supports qui ne livrent cependant d'autres secrets que les noms de souverains avec leur durée de règne, sans nul autre détail. Raison pour laquelle, comme pour le Grand Zimbabwe et l’antériorité de l’industrie de la métallurgie et du fer en Afrique, une polémique soutenue a longtemps opposé bien des égyptologues aux chercheurs africains Cheikh Anta Diop et Théophile Obenga, qui soutenaient des thèses opposées.
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Histoire de l'Empire du Ghana (Wagadu)
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06-12-2006 |
LES ORIGINESDeux thèses existent sur les origines du royaume de GHANA qui deviendra plus tard un empire . Selon la tradition orale, le créateur du royaume serait un homme venu de l’EST nommé DINGA Cissé.
Une autre source parle de la création du royaume par des Berbères venus du sahara vers le Vè siècle. Le royaume fut par la suite dominé par les Soninké peuple animiste vivant à la limite Sud du sahara. Le royaume de GHANA s’aggrandit pour devenir un empire en dominant les dirigeants des chefferies situées aux alentours.
ORGANISATION DE L'EMPIRELe maître de GHANA était dit Kaya Magha ( maître de l’or ) Le Kaya Maga était plus qu'un empereur ou un roi : un chef suprême chargé du pouvoir religieux et judiciaire, considéré comme étant en rapport direct avec Bida, donc responsable du pacte scellé avec lui et de son culte. (Diabé Cissé descendant de DINGA avait signé un contrat avec Bida le serpent qui habitait une grotte aux environs de Koumbi, la capitale de GHANA). Le Kaya Magha rendait la justice : sa décision prise après tous les examens nécessaires, était définitive et irrévocable.
Le GHANA fut un pays riche, en hommes et en biens. Dès la fondation de Koumbi, il y eut autour du Kaya Magha de nombreuses cours rappelées symboliquement par les gessere (généalogistes)
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