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Cahier d’Histoire : Au pays de Ségou

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29-02-2012

Cahier d’Histoire : Au pays de Ségou Malijet. Désormais votre bimensuel vous propose une rubrique d’histoire. En effet, de nombreux lecteurs de Ségou et d’ailleurs ont sollicité cette rubrique qui certainement va contribuer à une meilleure connaissance du passé de notre région et par extension de notre pays. Nous vous proposons l’Histoire de Ségou depuis l’implantation des premières communautés au 13ème siècle jusqu’à la naissance du royaume bambara de Ségou. Un regard sera jeté sur son histoire contemporaine également.

Le peuplement de la région de Ségou est très ancien. Beaucoup de villages de la région  reconnaissent s’y être installés depuis plusieurs siècles.  Les premiers habitants du pays de Ségou semblent avoir été les « maraka » et les « boso ». Venus par vagues successives surtout depuis la dispersion soninké consécutive au déclin de l’empire du Ghana, soninkés  fondèrent dans la région des cités dont les neufs célèbres « marakadougoukonoton » qui sont : Tien- markala, Kirango –markala, Sama- markala, Boussin, Dougouba, Koukoun, Togou, Soké-markala, Tatrima. Certaines de ces cités allaient devenir des centres commerciaux ayant un grand rayonnement.

Aux 12ème et 13ème  siècles les communautés boso et maninka s’implantèrent dans la région en fondant leurs propres agglomérations ou s’implantèrent dans celles existantes. Ces premiers mouvements de peuplement auraient amené dans le pays de Ségou les Traoré, les  Sinayogo, les Tangara… Entre les  12ème et 17ème  siècles sous la pression des malinkés  les bambaras partis de Toron (actuelle république de Côte d’Ivoire)  auraient entrepris un vaste mouvement migratoire qui les aurait conduits par étapes successives dans le pays de Ségou et dans le Bélédougou. Le peuplement bambara s’est surimposé aux peuplements maraka, boso et malinké. Il y’a eu formation de communautés villageoises dans les cités régies par un chef.

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Histoire de la fondation du village de Gabou (Sénégal)

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21-07-2011
Histoire de la fondation du village de Gabou (Sénégal)Soninkes, bambara et halpoular s’y cotoient 268 ans aujoud’hui.

Département de Bakel, Arrondissement de Moudéry, Gabou est depuis 1980 chef lieu des 44 villages qui composent sa Communauté Rurale, dont la population s’élève à 4586 habitants. Sur l’axe Kidira – Bakel, le village de Gabou est situé à 25 kilomètres de cette capitale départementale, Bakel, sur la nationale n°1. Bien qu’il soit difficile de relater avec exactitude l’histoire de Gabou, il nous est tout de même possible de donner quelques bribes d’histoires par filtrage de nos différentes et diverses informations reçues de part et d’autres des sources interrogées dans le village et ailleurs. C’est sur ces recherches que nous nous sommes basées. C’est dans ce sens que cette voie par laquelle nous sommes passés nous a donné un tel résultat. C’est ainsi qu’il faut reconnaître la fiabilité et l’exactitude de nos informations à cette notion d’Histoire de Gabou peut être contestable.

Selon la plupart des témoignages, le premier habitant du village de Gabou serait un Peulh nomade, il est originaire du Fouta (Nord-Ouest de Bakel), précisément d’un petit village appelé, Kobilo. Il partit de son village comme tout bon éleveur ou berger, à la recherche de meilleures conditions de vie pour ses bétails. Après avoir traversé plusieurs localités du Fouta, il arriva en 1743 à Gabou. Ce nom fait l’unanimité, puisque jusque là il a suscité plus de contradiction, synonyme de mise en cause de la première ethnie entre Bambara et  Halpoular .Une question qui n’a toujours pas donné sa réponse exacte ; bien que les avis soient encore partagés suivant les témoins en lice.

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Concours international sur l'histoire du gadiaga: Prix khaye (tambo) manga bathily

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10-03-2011

Concours international sur l'histoire du gadiaga: Prix khaye (tambo) manga bathilyL'Association Madi - Kaama Musundo, la Radio Rurale de Kayes et la société Bathily et frères viennent de lancer un concours en langue soninke sur l'histoire du Gadiaga, intitulé: XAAYE MANGA BACCILI DANSA.

Il s'agit de produire un document en langue soninké qui devrait répondre à un certain nombre de questions. Pour plus de détails, télécharger la pièce jointe associée à cet article.

Questions à répondre :
1° - L'on a appris que : "le Gadiaga, c'est de Kéniou à Gandé". Quelle est la véracité d'une telle assertion ?
2° - D'où nous vient l'expression : Gadiaga ?
Comment a t-il été créé ?
Quelles en sont les limites et les villages qui le composent ?
Sur quel  tissu social s'est-il fondé ?
Quel est le mode de transmission du pouvoir ?
Quel  est l'ordre de succession des tounka  au trône ?
3° - Que nous reste t-il de l'héritage des royaumes du Gadiaga ?
4° - Pourquoi dit-on de Kayes : Khayé Kharé ?
5° - Quel  rôle pour la jeunesse?

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L’intronistation du 32éme chef de village de YAFERA, El Hadj Bouna Woury TIMERA

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21-12-2010
Yaféra : L’intronistation 32éme chef de village de YAFERA, El Hadj Bouna Woury TIMERA

Le 18 septembre 2010, les habitants du village de Yaféra ont procédé à l’intronisation du nouveau chef du village, le 32éme depuis la création du village. La cérémonie de l’intronisation avait commencé le matin avec l’accueil des représentants et notables des villages voisins ainsi que la délégation officielle de l’administration départementale. Elle se poursuivit par les hommages coutumiers et les témoignages des porte-paroles des différents groupes.  Après la pause déjeuner pour laquelle on immola plusieurs bœufs et moutons, la cérémonie s’est poursuivie par l’organisation d’un tam-tam en l’honneur du nouveau chef pendant lequel quelques anciens se sont illustrés lors de la danse des nobles par excellence ; le « Kélémina ». En fin d’après-midi, et après quelques rappels de géologies et faits historiques des uns et des autres, le chef de la famille Fofana, Ibrahima Fofana dont la famille Mangara, assurait par tradition séculaire la régence de la chefferie pendant les quatre mois de deuil, rappela le récit de la création du village avant de remettre la canne symbolique de la charge au nouveau chef du village El Hadj Bouna Woury TIMERA. Cette canne « Khirissi n’dokko » avait remplacé le bonnet depuis l’époque de Hamidou Cissé TIMERA en janvier 1987. En effet, le bonnet ou le couvre-chef étant au fil des ans devenu trop étroit pour être coiffé, les notables du village ont décidé de le remplacer par une canne tout aussi symbolique et qui dure plus longtemps. Par ailleurs, il avait été annoncé à la radio que le village de Yaféra en était à son dixième chef de village. C’est une erreur ! Yaféra fait partie des trois premiers villages installés dans cette région du fleuve en pays soninké, avec Goutioubé et Koungany. Entre 1910 et 2010, c’est-à-dire en 100 ans, il y a eu déjà 10 chefs de village que vous pouvez retrouver dans l'article suivant : Les chefs de village successifs de YAFERA depuis 1910. Et comme Yaféra n’est pas crée en 1910, il est facile de réfuter cette affirmation du dixième chef de village. Ce n’est pas non plus le 21éme comme d’autres l’on déclaré.

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Les Sénégalais ont-ils libéré l’Amérique ou la révolte des Wolofs contre les Christophe Colomb en 15

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13-12-2010
Les Sénégalais ont-ils libéré l’Amérique ou la révolte des Wolofs contre les Christophe Colomb en 1522
Déjà au 11e siècle, Waradiaby Ndiaye était un général qui dirigeait les troupes d’élite des Almoravides aux côtés d’Aboubacar Ibn Omar et de son cousin Youssef Ibn Tachfin. Après avoir pris Kumbi-Saleh, capitale de l’empire du Ghana dans le sud-est de la Mauritanie actuelle et non loin de sa frontière avec l’ex-Soudan français (Mali), ils ont pris Aoudaghost avant de fonder la grande métropole royale qu’est Marrakech et qui a donné son nom au pays. Ils y ont prospéré. Leurs descendants sont aujourd’hui appelés Ghnawa ou Ghanawa. Par la suite, ils partirent en renfort dans la péninsule ibérique prêter main forte aux rois arabes de l’Andalousie, du Portugal et du Puy-de-Dôme en France. Ils ont, donc, été à Barcelone qu’ils appellent Barça aujourd’hui. Mais cette fois-là, en tant que conquérants. C’est l’un de leurs descendants dont le nom a été immortalisé par Corneille dans son fameux livre, ‘Le Cid’. Cid signifiant seigneur en arabe. Nous étions encore aux 11e et 12e siècles.

A la fin du 15e siècle, plus précisément en 1492, Christophe Colomb et Amèrico, à bord du navire La Ninia, navire amiral que suivaient deux autres vaisseaux, découvrirent la West Indy ou les Indes Occidentale, autrement dit l’Amérique. Les Noirs de l’Afrique de l’Ouest qui connaissaient déjà le Portugal, qu’ils appelaient Tugal, se sont vus acheminer comme travailleurs et commerçants, dans un premier temps vers ce qu’on appelait, alors, le Nouveau Monde. Plus tard, ils furent transformés en esclaves, avant d’être rejoints par des congénères captivés et embarqués par les négriers.

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