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Mamadou Lamine DRAMÉ

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23-08-2006
Index de l'article
Mamadou Lamine DRAMÉ
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C'est ainsi qu'il est reçu à coups de feux aux gués de Oualia et Paquéba, à Coly Bentam le contingent change de camp... à l'arrivée du marabout. Il se dirige vers Maka Colibantan. Le 9 décembre on note l'arrivée de Moussa Molo à Toubacouta à 18 h il était averti depuis le 7 décembre. Il coupe lui-même aussitôt la route du sud sur la rive droite de la Gambie et lance ses troupes à la poursuite de Mamadou Lamine Dramé qui est rattrapé à Maka-colibantan. Les agresseurs sont battus par les troupes d'élite du marabout pourtant bien fatiguées. Le chef de village demande à Mamadou Lamine Dramé de partir car il a reçu des menaces de la part des Français.

Le 10-12, il quitte Maka pour Cissé Counda, mais les villageois apeurés l'empêchent de descendre de cheval. Il repart aussitôt vers le sud, mais ils aperçoivent M. Molo en personne, alors on bifurque vers l'ouest, les chevaux et les hommes ne s'arrêtent plus... les villages se ferment un à un devant eux : Countia, Carataba, Couting, Sona... les hommes n'en peuvent plus, les chevaux sont morts de fatigue et crachent du sang...

A N'Goga-Soukouta à 2 ou 3 km de la Gambie, ils s'arrêtent, mais le village est déjà cerné par les ennemis. Les habitants veulent aller prendre Mamadou Lamine Dramé pour le livrer à M. Molo, les Talibés s'interposent. Le chef de village met le feu aux cases... M Molo et quelques guerriers du Boundou profitent de la confusion pour rentrer dans l'enceinte, les Talibés se font tous tuer Mamadou Lamine Dramé résiste tout seul, il est blessé à la jambe par un coup de sabre d'un guerrier de Ousmane Gassi ; mais M. Molo ne veut pas qu'on l'achève. Le marabout est placé sur une civière, il perd beaucoup de sang, mais le cortège prend la direction de Toubacouta. A Couting Mamadou Lamine Dramé succombe à ses blessures, la foule s'agglutine et réclame sa dépouille à M Molo qui refuse de la leur livrer. Il confie le corps à son griot pour l'amener à Toubakouta où il va lui-même annoncer la nouvelle.
Le 12-12, on est toujours en route avec le brancard, mais les porteurs prennent peur devant le corps décomposé du marabout, de concert, ils abandonnent le griot tout seul et s'enfuient dans la brousse... Le griot tranche la tête du marabout qu'il accroche à l'arçon de sa selle et laisse abandonne le corps. Il rentre à Toubacouta le lendemain avec le cheval blanc de Mamadou Lamine Dramé portant ses armes et ses gris-gris. Ses épouses et les proteuses seront réparties comme d'habitude entre les tirailleurs et les soldats fidèles aux Français.
Yay Sy.
 
 Les Hommes de Mamadou Lamine Dramé:
Souraxé Diawara Ministre de la défense.
Ahmadou Boré Cadi
Fodé Mama Soxona et son frère
Arounda Mama Soxona (marabout)
Seydi Cissé
Ousmane Soumaré
Nafé Tandia de Bakel..

Selon Mamadou Djiméra Cheikh Amara Diakho fut le conseiller principal de Souayibou à Gori.
Mais d'après les enquêtes d'Adrian Adams à Koughani, Amara Diakho est certes le fondateur du Moïssi de Koughani, mais c'est son fils Sikhou Joomo Tandjigora qui aurait pris part à la guerre de Mamadou Lamine. Il s'est rendu à Gori, après Gori il alla se réfugier secrètement à Guémou d'où il rejoignit Koughani grâce à la garantie donnée au commandant de Bakel par Bouna Fasounté qui soutint que le marabout n'a pas pris les armes et qu'il ne les prendra pas contre les Français. Sikhou Joomo aura comme fils Fodé Mamadou Tandjigora qui lui même est le père de El Haj Hamidou Tandjigora. Dans son livre, sont cités comme koughaninkos ayant pris part aux hostilités : Mamadou Demba Sow (grand-père de Jaabé Sow), Samba Hawa (l'intrépide guerrier qui délivra seul les troupeaux de Diaguily enlevés par les voleurs de bétail), Mussa Kaba, Amma Sow...



 
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