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Page 14 sur 14 Les habitants de Tambaxara et leurs alliés qui étaient restés fidèles au sultan furent épargnés. Cette version de A. Bâ est quelque peu contredite par les Français qui reconnaissent avoir été avertis par Ahmadou de la fuite de Souayibou de Gori vers le fleuve. Ahmadou se sachant surveillé par Galliéni voulait certainement soumettre tous les royaumes vassaux avant la bataille finale contre les Français et leur chef Archinard (à partir de 1888). Mais pourquoi Ahmadou n'avait-il pas soutenu Mamadou Lamine Dramé ennemi juré des Français depuis sa défaite de Bakel, pourquoi continuer d'être jaloux du marabout soninké alors que l'essentiel de la bataille devait être menée contre les envahisseurs étrangers ? Ahmadou a manqué de vision historique car, en réalité ce sont ces propres frères plus que les Soninké qui l'ont perdu en le trahissant. Il a bien vu après juillet 1886 que les villages soninkés avaient été brûlés par les Français... du Gajaga au Guidimaxa en passant par le Jafunu. Que lui fallait-il encore comme preuves supplémentaires de leur combativité pour s'allier avec eux ? Itinéraire d'El Haj Omar Tall Venu du Fouta il remonta le Gajaga, passa par Kouloun, Yélimané, Fanga, Dioka, Simbi, (miracle de la soumission du Massassi Kandia Mamadi). Entrée à Nioro. Karounga Diawara allié du prophète se révolte contre les méthodes de répartition des butins de guerre. Il fut vaincu et exécuté à Bassaka après avoir été délogé de son village natal Diabigué. Il triompha de la coalition Diawara-Massassi-Bambara du Bélédougou à Macoya. Signalons que cette alliance est arrivée trop tard, car elle eut lieu après la soumission d'une partie des Massassi dirigés par Kandia Mamadi. El Haj Omar échoue au siège de Médine en 1857. Prise de Ségou, poursuite de Bina Ali jusqu'à Hamdallaye auprès de Ahmadou Ahmadou, roi des Peul du Macina où il disparut dans les grottes à Déguimbéré en 1864. Les fils d'El Haj Omar Tall Ahmadou Cheikhou s'est installé à Ségou, c'est le Lam Dioulbé : Empereur et chef de file des croyants de l'Ouest, le fils aîné du prophète Omar ou plus exactement du Waliou-Omar (Homme de Dieu , savant et "clairvoyant"). Mountaga à Nioro se révolte contre Ahmadou et se fait sauter avec ses proches après l'échec d'Ahmadou à le raisonner. Il est remplacé par le fils de Ahmadou, Madani ? Saïdou au Khaniaga ou Khaniaremmé, résidence à Hamaké. Nourou au Jafunu ne put empêcher Gori de se révolter, il fut tué lors du siège de la ville. Bassirou au Diomboxo vit à Koniakari, il suivit Ahmadou au Macina en 1891. Dahi au Kaarta proprement dit, résidait à Diala (futur cercle de Bafoulabé) mourut avec Mountaga à Nioro. Daha à Dianghirté (capitale Farabougou), il souleva le Kaarta contre Ahmadou et se fit sauter à Lambidou où il fut assiégé par ce dernier. Mounirou au Massina. (a t-il remplacé Mahd'ani ?) Mahi régnait sur le Kaarta, il épousa la cause de Mountaga se barricada dans le village des Niakhaté de Lambidou assiégé en 1886 par Ahmadou. Archinard prit Ségou en 1890 (il remplace Galliéni en 1888) et Oussébougou village allié des Toucouleur. De Kayes, en 1890 il s'attaque à Ahmadou qui prit la place de Mountaga à Nioro. Résistance de Ahmadou à Ségala, Koniakari, Yélimané, Niogoméra. Résistance héroïque des Toucouleur à Mayel et à Katia. Dernier baroud d'honneur à Léwa sans succès. Nioro nouvelle capitale est prise le 1er janvier 1891 à 11h 40. Il rejoignit Mounirou au Macina en passant par le Sahel. Conclusion D'après les textes que nous avons consultés, non seulement Galliéni était en contact avec Ahamadou afin de le neutraliser activement le temps d'en finir avec Mamadou Lamine Dramé et son fils Souayibou ; mais son successeur Archinard qui vivait depuis longtemps dans la région du haut Sénégal est allé plus loin dans le cynisme. En effet, il aurait selon Jaja Siré, (source orale) signé un pacte ultra secret avec les assiégés de Ahmadou à Gori... pour l'informer de la situation militaire du Lam-Joulbés, mais parallèlement aurait encouragé Ahamadou à attaquer Gori et à lui annoncer surtout toute fuite éventuelle de Souayibou. C'est pourquoi Archinard fut immédiatement informé par les Toucouleur (et les Maures probablement). La politique du double fer au feu a montré dès cette époque son efficacité... (diviser pour régner) car dès que Souayibou s'est échappé de Gori, les pièges d'Archinard, commençèrent quasi automatiquement à se refermer sur le fils du prophète soninké arrêté par le colonel Reichemberg à Digokori et exécuté à Gucubé par une cour martiale improvisée composé de traitants de Bakel et d'officiers français. Récemment ces restes on été déterrés à Gucubé par le fleuve. II a été ré-enterré plus haut (ses restes étaient intacts... d'après les récits populaires). 1. A l'époque il n'y avait pratiquement que des cases à Bakel, hormis les comptoirs français commerciaux et les forts
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