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23-08-2006 |
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Page 11 sur 14 Mais au lieu de cela, il poursuivit les fugitifs du Boundou jusqu'à Bakel.... C'est cette guerre qui lui a été fatale. Même la guerre contre le Boundou n'était pas absolument indispensable, il aurait pu, soit continuer à les persuader soit contourner le Boundou par le sud. • Mamadou Lamine n'a donc pas su tisser une alliance avec le Boundou musulman avant de demander de traverser ce territoire. Par ailleurs, même Sina Hawa de Tuabou était resté sceptique face à ce qu'il appelle "une nouvelle affaire de Sixu qui risque de nous coûter cher en vies humaines comme lors du passage d'El Haj Omar..." (Dogo Jawara). Cette position de méfiance est due au manque de concertation entre les rois et le marabout soninké. Les aristocrates se méfient toujours du pouvoir temporel des marabouts... d'autant que les Français avaient déjà pris une partie du pouvoir. Les monarques des royaumes environnants n'ont donc pas été "déliés" de leur traités avec la France... et "reliés" au marabout par une démarche diplomatique réfléchie. Ils ont eu un réflexe de peur et se sont repliés sur leur pouvoir surtout en ce qui concerne le Boundou. Les démarches entreprises auprès Ahmadou Boubacar du Fouta, les missives et émissaires envoyés à Samory, Aguibou (père de Ahmadou Cheikhou) de même que le soutien de Saër Mathi Elimane du Saloum ou celui des Alfa du Fouta Jaalon, tout cela est resté infructueux au moment décisif contre l'ennemi commun de l'époque qu'était le colonialisme agressif et expansioniste des Frey et autre Galliéni. Il manquait à Mamadou Lamine une différenciation claire et pragmatique entre stratégie et tactique, une vision militaire de son combat combinée à l'habileté politique et au sens pratique du contact humain, le tout articulé à ses ambitions de réunification du peuple soninké sous la bannière de l'islam. Autre exemple la rivalité avec Ahmadou n'a pas été analysée avec soin car il fallait "neutraliser" Ahmadou ou en faire un allié, sinon il fallait comme il l'a fait, se battre sur deux front : contre les Français et contre les Toucouleur du Fouta qui commandaient les pays soninkés hormis le Gajaga. Autres Informations orales: Mamadou Lamine est un Dramé Saama. Autres Dramé : Kandji, Fadiga, Farikoro, Korima. Une partie des Diaxankés du Boundou sans soutenir Mamadou Lamine Dramé contre le Boundou, lui donnèrent des soldats...Sources orales : -M L D serait mort à Kayihaïdi ? (Ahmadou Amadi Sy) ou à Kounti ? -Siré Houlèye serait le roi du Boundou à l'époque (était-il un chef de village ?). Les Hommes qui ont soutenu SOUAYIBOU et qui sont tombés au champ d'honneur de GORI-XASSE assiégé ( Récit brut du griot JAJA SIIRA qui se dit JAJA TUNKA de Gori Xassé 1965 enregistré par Claude Meillassoux) Sous le siège de Gori c'était Almami Doucouré qui était le chef des Doucouré du Jafunu. Tamané donna le nom de Kabugu Demba Siina à son fils qu'on appelle également Kaman Jambu. C'est le grand père de Kaman Jambu qui a refusé le pouvoir du fils de Cheikh à Gori Xassé il est à le fondateur du front du refus. Ce front du refus de Gori comprenait : Kartigui Demba Siina (Kama Jonghé Yakkari jonghé Yaaté jonghé Yaata Yugo (??) Bougari Sita Jaabi Sédina Tama Loxoma Niogoné Samba Loxoma
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