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Page 2 sur 3 Parmi les troupes du marabout il y avait beaucoup de Bakélois qui ont pris part à la bataille de Koussan comme, Thiaman Boubou, Samba Komo, Toumani Diaba. C'étaient des compagnons du marabout. Quand les rescapés du Boundou se sont dirigés vers Bakel, le marabout se décida de les poursuivre. Les fils de Bakel qui étaient avec le marabout décidèrent d'aller à Bakel avant que ce dernier n'y arrive, pour voir ce qu'il allait faire. "Il est vrai que nous sommes avec le marabout, mais comme il veut aller chez nous, rentrons à Bakel pour y attendre la suite des événements. Nous verrons ce qui s'y passera." Ils arrivèrent à Bakel avant l'armée du marabout. Quand l'armée arriva, elle campa à Fandalé à l'ouest de la ville. A l'époque c'était Boubou N'Diaye l'interprète du Commandant de Cercle. Il a dit au Commandant : -Le marabout dont on parlait est à nos portes, il ne passera pas sans attaquer la ville. Le Commandant envoya chercher Diabé N'Diaye le Chef de village qui arriva aussitôt à la Résidence ( nom donné au fort). -Diabé! lui dit le Commandant, le marabout est arrivé, et on m'a dit qu'il attaquera la ville. -Qui t'a raconté ça ? interrogea t-il furieux. -On me l'a dit tout simplement, répondit le Colon. Boubou N'Diaye qui était debout à côté répondit à son grand frère : -Grand frère, c'est moi qui ai dit au Commandant que le marabout ne passera pas sans attaquer la ville. Il se retourna vers son frère cadet et le gifla... -C'est à Bakel que ce marabout a fait études. Il a seulement poursuivi les fuyards venus du Boundou ! Il n'attaquera pas la ville. -Tu es sûr qu'il n'attaquera pas la ville ? demanda le Commandant. -Non ! Il n'attaquera pas Bakel. Sur ces paroles, Diabé descendit (de la colline du fort) et rentra chez lui. Le lendemain matin, c était un vendredi, Diabé N'Diaye chef traditionnel fit battre le tambour (taballe) et annoncer par le crieur public qu'il faut faire à manger pour l'armée. A l'époque Bakel est remplie de Saint Louisiens. Toutes les maisons firent des repas pour les soldats du marabout. Dans la nuit du vendredi au samedi, ce dernier scinda son armée en trois. Une partie alla se placer à Bella (sud-ouest de la ville), une autre partie se positionna en face de Fandalé à Niaxallen Xaare au centre-ouest) et la troisième partie à Garcy (nord) coinçant ainsi la ville contre le fleuve, et prêts à l'assaut. Pont de Bakel en 1900 Le lendemain matin, le samedi, de bonheur, une délégation composée de quatre personnes comprenant le Commandant, Diabé N'Diaye le chef de village, l'interprète Boubou N'Diaye et Ali Camara prirent l'initiative d'aller saluer leur hôte. Il se mirent à cheval et se dirigèrent vers le camp (ne sachant pas qu'ils ont déjà scindé l'armée). Arrivé à Niaxallen Xaare, Diabé était devant et fut immédiatement reconnu par les soldats-talibés (dont la majorité connaissent Bakel pour y avoir fait leurs classes coraniques) -Tiens ! Voilà Diabé ! s'écrièrent les soldats. -Celui-ci c'est Boubou N'Diaye! renchérirent d'autres. -Tiens voilà le Commandant !
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