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Contes et Poèmes

Le cimetière des éléphants

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29-03-2007

ImageAutrefois, le peuple des éléphants vivait au bord de la rivière Sankourou. Il avait pour roi le puissant et sage Khoro. Un jour, le petit tisserin se posa sur la défense de Khoro et lui raconta, tout effrayé :
"Hélas, puissant Khoro ! c'est terrible ! Une foule d'êtres noirs à deux pattes est arrivée dans notre pays. Ils possédent de drôles d'objets qui tuent. Ils s'étendent partout et dévastent tout sur leur passage. "
Khoro sourit :
"Je connais ces êtres. Ce sont les hommes. Ils sont petits et ne sont pas trés forts. Leurs armes ne peuvent pas transpercer l'épaisse peau des éléphants. "

Cependant, peu de temps aprés, Khoro cessa de sourire. Les hommes noirs n'étaient ni trés grands, ni trés forts, mais ils étaient nombreux. Certes, leurs armes ne pouvaient transpercer l'épaisse peau des éléphants. Toutefois, une flèche bien lancée pouvait tuer un éléphant si elle le frappait à l'oeil. Les hommes brûlaient les forêts pour en faire des champs. En outre, une terrible sécheresse éprouvait le pays. Les éléphants se trouvèrent aux abois. Ils mouraient de faim et par les armes des hommes noirs.

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Le feu et l’eau

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28-01-2007

Le feu et l’eauDomvoro le tourbillon eut pour fille Eyi la Bourrasque et décida de la marier à qui labourerait toute la surface de la terre en une lune. De Téyé le Roitelet à Bamara le Lion, les prétendants se succèderent. Après quelques heures, parfois quelques jours de besogne, épuisés, ils se retiraient impuissants, vaincus. La nouvelle parvint à Kono l’Hippopotame qui alla trouver sa sœur l’Eau.

- Donvoro le tourbillon donne sa fille à qui aura labouré en une lune la surface du globe, lui confia-t-il.

- Je recouvrirai la plus grande partie de la terre, tu n’auras qu’une infime parcelle à travailler, lui répondit l’eau. Kono l’Hippopotame se présenta chez Donvoro. Le Feu le suivit quelques instants après.

- Réussirez vous dans cette entreprise où même Bamara le Lion et M’Bala l’éléphant ont échoué ? Leur demanda Domvoro d’un ton sarcastique. Vexé, le Feu se retira. Kono l’Hippopotame se mit au travail.

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L’arbre qui voulait rester nu

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26-01-2007

L’arbre qui voulait rester nuIl était une fois un arbre. Au beau milieu d’un verger, il était sorti de terre, petite pousse verte et fragile se confondant avec les herbes alentours. Curieux de tout, il regarda bien vite le monde qui l’entourait, les fleurs qui s’ouvraient le matin et se refermaient le soir, les oiseaux qui sifflaient en sautant de branche en branche, le paysan qui venait tôt le matin cueillir les fruits des arbres, les graminées qui ondulaient sous la caresse des vents...

Ah !, il le trouvait beau ce monde autour de lui, il avait envie lui aussi de participer à cette beauté, de trouver sa place dans cette harmonie.

Une année s’écoula et, ayant grandi, il était devenu un petit rameau portant quelques tiges. Il se rendit compte qu’il n’était pas un brin d’herbe comme il l’avait crû tout d’abord, mais un arbre et se mit à observer plus attentivement ses aînés.

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L’histoire des trois sourds

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24-01-2007

L’histoire des trois sourds C’est l’histoire d’une femme. Elle était sourde, tellement sourde qu’elle n’entendait rien. Tous les matins elle portait son enfant sur son dos et elle se rendait à son champ. Elle avait un immense champ d’arachides. Et un matin qu’elle était là, tranquillement à travailler dans son champ, arrive un monsieur. Un monsieur tellement sourd qu’il n’entendait rien. Et ce monsieur cherchait ses moutons. Ecoutez-bien ! Il s’adressa à la dame :

  « Madame, je cherche mes moutons, leurs traces m’ont conduit jusqu’à votre champ. Est-ce que vous ne pourriez pas m’aider à les retrouver ? D’ailleurs, on les reconnaît bien mes moutons, parmi eux, il y a un mouton blessé. Madame si vous m’aidez à retrouver mes moutons, je vous donnerez ce mouton blessé vous pourrez toujours vous en servir. »

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Les fonctions du conte

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23-01-2007

Nous l’avons vu, la littérature orale remplit de nombreuses fonctions dans la société : initiation, éducation, distraction... Le conte, est plus particulièrement le miroir de la société, il souligne les mentalités, révèle les croyances et valorise certaines conduites. N’SOUGAN étudie en détail les fonctions du conte eYe selon cinq axes. Tout d’abord, le thème central met en valeur un problème ou un conflit au sein de la communauté. Par exemple, le conte expose des problèmes dans les rapports entre co-épouses. Dans le dénouement, il propose une solution à ce problème. " C’est un cours à la fois théorique et pratique que la société par le truchement de ce genre littéraire, donne à ses membres. C’est un véritable cours d’éducation morale. ". Le conte provoque chez les auditeurs de forts sentiments et impose des normes morales.

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