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Alors que les sénégalais vivent d’inondations et de délestages, Wade et cie font la noce à Biarritz
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27-08-2009 |
Entre la Suisse et la France, le chef de l’Etat a déjà coûté 750 millions de francs Cfa au contribuable sénégalais. Et il n’est pas encore revenu. Les vacances du président de la Ré publique et de sa suite vont coûter littéralement cher au pays, à un moment où nous en sommes à compter nos sous du fait de la crise économique. Le chef de l’Etat est de puis une dizaine de jours à Biarritz, station balnéaire réputée, dans le pays basque français, où il poursuit ses vacances. Le Quotidien en profite d’ailleurs pour battre sa coulpe et apporter une précision par rapport à une information qu’il a publiée le weekend dernier. En effet, le « sommet de crise » convoqué par le Président Abdoulaye Wade, ne s’est pas tenu en Suisse comme annoncé dans notre édition n°1984, même si tout le reste des informations est avéré. Le Président Wade, après un bon moment passé à la station hivernale de Zermatt en Suisse, a pris ses quartiers à l’hôtel du Palais, à Biarritz. C’est là-bas que sont allés le retrouver M. Karim Wade, Abdoulaye Baldé, Madické Niang, pour discuter des conséquences du livre de Abdou Latif Coulibaly, comme l’ont fait d’autres collaborateurs bien après. Quelles que soient les raisons qui expliquent le choix du Président de descendre à cet hôtel de luxe, on doit en vérité dire que ce séjour présidentiel est de ceux qui marquent les Finances de l’Etat. Hier, Le Quotidien a pu établir que le Président et sa suite occupent onze chambres dont une suite impériale. Ainsi, les chambres occupées par la délégation sénégalaise sont les numéros 119, 318, 319, 320, 337, 343, 348, 404, 407, 421 et 422. Nous avons pu savoir que, pour les cinq premiers jours, la délégation présidentielle avait décaissé 63 484,52 euros. Ce qui représente environ 41 millions 582 mille 360 francs Cfa, pour les chambres. Ce montant a vait été payé à l’avance, et ne prend pas en compte le reste du séjour. On a dit plus haut que le Président et sa suite sont dans cet endroit depuis une dizaine de jours déjà. Et les montants cités ne prennent pas en compte les repas, ni autres extras. Sur ce dernier point, il est indiqué que le Président Wade en était déjà hier, à 984,30 euros en extras. Et comme le chef de l’Etat est connu pour sa générosité et sa munificence, on peut sans trop de risque avancer que ce montant ne prend pas en compte les jolis pourboires et « petits cadeaux » qu’il offre à ceux qui l’approchent. De plus, même si on est en période de Ramadan, cette facture provisoire ne comprend pas les frais de repas, à l’hôtel ou en dehors. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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Les sans-papiers victimes de guets-apens
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27-08-2009 |
Immigration . Après le Crédit lyonnais, des agents de Pôle emploi et de l’URSSAF sont accusés d’avoir tendu des souricières pour arrêter des étrangers en situation irrégulière. « Je ne pense pas que ce soit dans nos obligations de tendre des pièges à nos clients sans papiers. » Ironique, Chantal Lamy, de la CGT LCL (ex-Crédit lyonnais), n’en est pas moins outrée. Au début du mois, certains de ses collègues ont tendu un véritable guet-apens à un client en situation irrégulière (lire l’Humanité du 14 août). Convoqué dans son agence d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour récupérer sa Carte bleue, Mamadou, client de la banque depuis huit ans, s’est retrouvé face aux forces de l’ordre venues l’arrêter. Après cinq jours de rétention à Bobigny, ce Malien de trente-trois ans a été libéré par le juge des libertés pour « interpellation déloyale ». « On a un certain nombre d’obli- gations légales, précise Chantal Lamy. C’est une chose de refuser d’effectuer une opération faute de papiers en règle. Mais c’en est une autre de dresser une souricière. » Le syndicat demande à la direction de LCL de « s’engager à donner des instructions fermes pour que de tels comportements ne se reproduisent plus ». Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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Au Mali, le nouveau code de la famille suscite un tollé parmi les religieux
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27-08-2009 |
BAMAKO — Depuis que les députés maliens l'ont adopté début août, le nouveau code des personnes et de la famille, accordant plus de droits aux femmes, est rejeté par des dizaines de milliers de Maliens qui enchaînent bronca sur bronca à l?appel du Haut conseil islamique du Mali. Samedi, au stade du 26 mars à Bamako, ils étaient environ 50.000 personnes à "maudire" le nouveau texte, présenté comme "une insulte au Coran". "La civilisation occidentale est un péché", "Non à ce code qui divise les Maliens", pouvait-on lire sur les banderoles. Depuis plus de dix ans, le projet était dans les tiroirs. D?amendements en amendements, la loi a finalement été adoptée début août par l'écrasante majorité des députés. Mais pour être applicable, elle doit encore être promulguée par le chef de l'Etat Amadou Toumani Touré. Engageant des consultations, le président "temporise le jeu, il veut mettre l?unité nationale au dessus de tout", explique un conseiller à la présidence. "A y voir de près, ce ne sont pas forcément les avantages accordés aux femmes qui posent problème mais le débat a un fort lien avec le culturel et le religieux", commente le sociologue malien Mamadou Samaké, rappelant que 90% des Maliens sont musulmans. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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Le Sénégal résistera-t-il au démon de la monarchie ?
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27-08-2009 |
Il y a une particularité bien sénégalaise : le jour des élections, les reporters des différents journaux retransmettent en direct les résultats des bureaux de vote. Cette ingéniosité de la presse a dissuadé plus d'un à violer la volonté des citoyens sénégalais lors des joutes électorales. Abdoulaye Wade qui a défait Abdou Diouf, doit ainsi une fière chandelle à la presse privée de son pays. Il reconnaîtra d'ailleurs cet apport énorme des journalistes dans la consolidation de l'Etat de droit et l'avènement du Sopi (changement) au Sénégal intervenu le 19 mars 2000. Mais la lune de miel entre le nouveau pouvoir de Wade (augmentation de l'enveloppe de l'aide à la presse, voyage dans le Sangomar (avion présidentiel) et promesse de mettre fin au délit de presse, de même que la construction d'une Maison de la Presse, etc.), ne dura pas longtemps. Le Sopi, d'obédience libérale, est accusé parfois même de faire pire que le régime socialiste de Senghor et d’Abdou Diouf en matière de liberté d'expression. Malgré la floraison des médias (écrits comme audiovisuels), des livres contre le maître du Sopi sont censurés. Une dizaine de livres sont ainsi interdits de vente au Sénégal, selon la presse sénégalaise. Soyez le premier à commenter cet article | Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Suggérer par mail |
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